Corgémont vit au rythme de la boccia ce week-end avec un tournoi national en double samedi, disputé entre Bienne et Corgémont, puis un Grand Prix féminin dimanche réunissant 17 joueuses.
Un événement bien ancré dans le calendrier. Valter Trevisan rappelle que le club organise ces tournois depuis longtemps : « Ça fait plus de 25 ans que l’on organise ce tournoi au niveau national à Corgémont. »
L’accueil de ces compétitions reste aussi une fierté pour le club, notamment pour le tournoi féminin : « On est très fiers d’organiser ce tournoi parce que les dames sont très contentes de passer à Corgémont durant cette période », souligne le chef technique.
Valter Trevisan : « Nous essayons d’impliquer la population du village »
Mais l’organisation de tels événements représente aussi un défi financier. La Fédération suisse de boccia impose des frais supplémentaires pour les tournois nationaux, ce qui oblige le club à diversifier ses revenus grâce aux sponsors, à la buvette et à des animations locales. Malgré cela, l’équilibre est serré : « Concernant les bénéfices, on arrive quand même à zéro », reconnaît Valter Trevisan, en précisant qu’il était plus facile de dégager un bénéfice par le passé.
Au-delà de l’aspect financier, le club cherche aussi à faire découvrir la discipline et à impliquer la population locale. La boccia, souvent comparée à la pétanque mais jugée plus technique, se joue en intérieur avec des boules rouges et bleues que les joueurs doivent placer au plus près d’un cochonnet, selon des règles strictes. Les coups doivent être annoncés et certaines situations de jeu sont validées entre adversaires, dans un cadre très codifié.
Valter Trevisan : « La boccia est beaucoup plus technique que la pétanque »
Enfin, la question de la relève reste un enjeu pour le club. « Nous n’avons pas la relève souhaitée », constate Valter Trevisan, même si des efforts sont faits pour promouvoir la discipline à travers des tournois populaires et des actions de découverte. /ddc









