Le Liban est devenu le théâtre d'affrontements quasi quotidiens depuis plus d’un mois. Dans le sud du pays, mais aussi dans la banlieue sud de Beyrouth, la population subit les raids israéliens. Eliane Zoghbi habite près de la capitale Beyrouth. Cette Libanaise a passé une partie de son enfance à Delémont dans les années 90. Elle raconte un quotidien perturbé, même si elle n’est pas ciblée directement par les attaques de l’armée israélienne et tente de vivre normalement : « On va au travail alors qu’on n’a pas dormi toute la nuit. Les enfants vont à l’école et doivent étudier tout en entendant les bombardements qui les terrifient. »
Accompagnée de ses deux enfants, Eliane Zoghbi est de retour pour quelques jours de vacances dans le Jura. « Ces moments paisibles ici nous donnent de l’énergie parce qu’on revient au Liban bientôt. On espère qu’avant de rentrer, ce sera fini. » Si la communauté chrétienne, dont elle fait partie n’est pas directement ciblée par l’armée israélienne, elle ne se sent pas à l’abri d’une attaque sur sa maison. « Il y a toujours une incertitude si une personne visée a déménagé ou est en visite dans notre quartier. » Malgré cela, la Libanaise avoue que les différentes communautés vivent en paix. « On fête ensemble. Pour ça, c’est trop beau le Liban. » /jpi+rce









