Un regard sur le passé grâce à La Loucarne

Le comité de rédaction de la revue consacrée à Courroux-Courcelon propose un hors-série qui ...
Un regard sur le passé grâce à La Loucarne

Le comité de rédaction de la revue consacrée à Courroux-Courcelon propose un hors-série qui retrace l’histoire du village sous la plume du passionné Daniel Brosy.

Daniel Brosy présente son ouvrage. Daniel Brosy présente son ouvrage.

Comme le loup, Daniel Brosy est particulièrement attaché à son territoire. Cet ancien enseignant aujourd’hui à la retraite a conçu un ouvrage qui retrace l’histoire de Courroux-Courcelon de la période allant de l’âge du bronze au début du XXe siècle. Un travail de titan : « On peut compter une cinquantaine d’heures pour chaque article et il y a 30 articles », souffle ce grand passionné d’histoire qui habite dans le village.

L’ouvrage « Courroux-Courcelon Un passé unique » recense une centaine de pages, de nombreux textes et 170 illustrations qui permettent un plongeon dans le passé du village. Cette contribution, soutenue par le comité de rédaction du journal local « La Loucarne », est un hors-série publié pour marquer la 20e édition de la revue. Son ancrage local est particulièrement dense, avec un porteur de projet, un dessinateur et un graphiste issus de Courroux-Courcelon.


Des anecdotes croustillantes pour tout le monde

Le format choisi par les initiateurs du projet est maniable et aéré. Daniel Brosy souhaite que son ouvrage soit feuilleté par un public au sens large : « Il y a des textes courts, compacts avec beaucoup d’illustrations pour tout un chacun, même sans connaissances d’histoire au préalable », souligne-t-il. Si ce numéro saura attiser la curiosité des amoureux de l’histoire régionale, il satisfera aussi les amoureux de la vie locale, assure l’auteur. Plusieurs pans du passé sont relatés. Le lecteur apprendra notamment que l’union entre Courroux et Courcelon est le fruit de décennies de réflexions ou que le village dispose d’un passé minier hors du commun : « Les mines ont été exploitées de manière intense au milieu du XIXe siècle avec toute une partie du sol qui était ouvert entre Courroux et Courcelon, du côté du Roc de Courroux. À cette époque, Courroux produisait trois quarts du minerai de fer jurassien », souligne Daniel Brosy qui ajoute que 60% du fer produit en Suisse pendant 15-20 ans provenait des mines du village. Cet épisode marquant de la vie du village a conduit à une hausse considérable de la population, souligne le passionné d’histoire. Les retombées financières de cette période ont d’ailleurs été conséquentes et les autorités communales ont utilisé l’argent pour construire les deux bâtiments scolaires du village. Daniel Brosy a passé des heures à fouiller les archives pour décrire le passé de son coin de pays. Il sera présent pour véhiculer sa passion le jeudi 30 avril à 18h30 à l’école de Bellevie pour une conférence-vernissage. Un dépliant avec bulletin de commande sera transmis à la population de Courroux-Courcelon ce lundi. L'ouvrage sera également disponible dans plusieurs commerces du village, ainsi qu'à l'administration communale et à la librairie Page d'encre à Delémont.  /mle

Daniel Brosy : « On est passé à une augmentation de 150% de la population en quelques années. »


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