Le transfert de la cité prévôtoise dans le canton du Jura n’a pas eu d’impact négatif sur les affaires de la Banque Cantonale Bernoise. L’établissement observe aussi un intérêt croissant du côté jurassien.
Le transfert de la cité prévôtoise vers le canton du Jura n’a pas eu d’effet négatif sur les activités de la Banque Cantonale Bernoise, qui constate même un intérêt en hausse du côté jurassien. C’est un cas rare dans le milieu bancaire. La Banque Cantonale Bernoise est présente dans le canton du Jura depuis le 1er janvier. La BCBE a maintenu sa présence à Moutier, malgré le changement d’appartenance cantonale de la cité prévôtoise. La loi le lui permet, puisqu’il s’agit d’une société anonyme privée. Et ce n’est pas une première pour la BCBE qui possède quatre succursales à Soleure. « Notre conseil d’administration avait décidé avant même l’issue du vote communaliste que nous restions à Moutier », souligne Alexandre Willemin. Le responsable de région rappelle que l’institution est présente « depuis plus de 120 ans en ville de Moutier et notre volonté est clairement de rester bien implanté ».
Un intérêt croissant de la clientèle jurassienne
Le transfert de la cité prévôtoise n’a pas ébranlé les affaires de la BCBE, à en croire ses dirigeants. « Nos clients sont restés fidèles. Il y a eu peu d’impact sur la clientèle existante », juge le responsable du site de Moutier. À l’inverse, « nous sommes sollicités pour des financements dans le canton du Jura », remarque Sandro Cassella, tout en affirmant que « la BCBE ne cherche pas activement un développement dans le canton du Jura ». Alexandre Willemin appuie son collègue et précise avoir ressenti un intérêt croissant « dès les derniers mois de l’année dernière. Ça ne s’est pas fait ponctuellement au 1er janvier. Et ça continue aujourd’hui ».
Sandro Cassella : « On ne peut pas dire qu’il y a eu une explosion. »
Si la clientèle est donc restée fidèle, elle s’est tout de même questionnée. « Il a fallu surtout tranquilliser, rassurer, en témoignant et en montrant que l’on restait bien sur place », confie Alexandre Willemin. Ces craintes se sont peu à peu évaporées. /msc









