Les chasseurs jurassiens disposent désormais de leur stand de tir d’entraînement obligatoire. Le Jura était le dernier canton à ne pas posséder d’installation permettant d’effectuer les tirs d’entraînement, dits tirs périodiques, obligatoires pour tous les chasseurs avant la saison. Le canton bénéficiait d’une dérogation de la Confédération puisqu’un projet était en cours.
Un chantier qui a coûté un demi-million de francs et qui a été subventionné à moitié par l’État. La somme a notamment été débloquée par les autorités jurassiennes afin de se conformer aux normes fédérales concernant les tirs d’entraînement. Les autorités auraient également pu obliger les chasseurs à effectuer leurs tirs obligatoires d’avant-saison dans d’autres cantons, mais cela aurait été « un manque à gagner pour le canton », estime Flavien Lachat, responsable du projet du stand de tir à Mormont. « Certains chasseurs auraient arrêté de prendre la patente s’il fallait se déplacer pour remplir cette exigence, une patente qui équivaut à un revenu de 1'200 francs par personne pour le canton ».
Flavien Lachat : « C’est un investissement avec un certain retour sur investissement pour le canton. »
Stand de tir également utile pour la formation
Le stand de tir aura également une deuxième fonction, celle de formation pour les candidats chasseurs. Ce sont eux qui ont tiré pour la première fois officiellement dans les nouvelles infrastructures de Varmen à l’occasion de leurs examens finaux. Ils ont pu inaugurer les nouvelles cibles installées au stand de tir. Celui-ci compte désormais trois pas de tir : un à 100 m sur cible fixe, simulant un chevreuil en forêt, et deux cibles mouvantes, l’une à 30 mètres imitant un lièvre en course, l’autre à 50 mètres représentant un sanglier également en course. Les candidats chasseurs ont apprécié pouvoir passer leurs examens dans le Jura. « C’est un honneur d’être les premiers à tirer officiellement dans ce nouveau stand de tir », se réjouit, Quentin Vogel lors de son jour d’examen. /age










