Le canton du Jura, par l’intermédiaire du Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV), a mis sur pied « KABAN 26 » jeudi à Glovelier. Reportage sur ce premier exercice dans la région.
Un exercice pour se préparer à lutter contre la peste porcine africaine dans le Jura. Il a été organisé jeudi dans le secteur de la Morée sur les hauteurs de Glovelier. L’exercice « KABAN 26 » a été mis sur pied par le Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV) du canton. C’est la première fois qu’un événement du type est organisé dans la région. La peste porcine africaine n’a encore jamais été identifiée en Suisse, mais un foyer d’infection virulent a notamment été observé au nord de l’Italie ces dernières années. La maladie est extrêmement contagieuse et mortelle pour les sangliers et les porcs. Elle est toutefois inoffensive pour l'humain et les autres animaux.
L’exercice « KABAN 26 » avait donc pour objectif d’entraîner les différentes parties prenantes impliquées dans le cas d’une potentielle apparition de la peste porcine africaine sur le territoire cantonal. « L’objectif est d’entraîner la collaboration entre la protection civile, l’Office de l’environnement, le SCAV et les chasseurs, de façon à être le plus efficace possible », explique le vétérinaire cantonal Lionel Bertholet.
Notre reportage :
Un exercice en trois temps
« KABAN 26 » était basé sur le récit suivant : « Il y a trois jours, un sanglier porteur de la maladie a été découvert mort. On doit déclencher une série de mesures de façon à limiter la propagation », détaille Lionel Bertholet. Le SCAV a ensuite prévu un exercice qui se développe en trois temps. Les chasseurs partent tout d’abord avec leurs chiens à la recherche d’autres cadavres dans un secteur défini de 30 hectares. La protection civile entre ensuite en jeu pour extraire le sanglier ou encore désinfecter les personnes et véhicules qui auraient pu avoir un contact avec la peste porcine africaine. Les vétérinaires déterminent finalement si le cadavre est touché ou non par la maladie. Dans la réalité, des décisions seraient ensuite prises pour limiter la propagation du virus. Certaines zones pourraient même être bloquées durant « deux à trois ans », conclut Lionel Bertholet. /fwo












