Un oisillon au sol n’est pas forcément un oisillon en détresse

Ces prochaines semaines, les oisillons quitteront leur nid et découvriront le monde. Pour certaines ...
Un oisillon au sol n’est pas forcément un oisillon en détresse

Ces prochaines semaines, les oisillons quitteront leur nid et découvriront le monde. Pour certaines espèces, les petits ne savent pas encore voler à ce moment Il s’agit du cycle de vie normal de ces oiseaux. Il n’y a donc pas besoin d’intervenir

Les oisillons commencent à montrer le bout de leur bec et certains partent à l'aventure hors du nid. (Photo : Station ornithologique suisse) Les oisillons commencent à montrer le bout de leur bec et certains partent à l'aventure hors du nid. (Photo : Station ornithologique suisse)

Les oisillons quittent leur nid, à la découverte du monde. La saison de reproduction bat son plein chez les oiseaux et ces prochaines semaines, place à cette étape du cycle de la vie des oiseaux. Chez certaines espèces, cette étape de leur cycle de vie intervient alors que les petits ne savent pas encore voler. La Station ornithologique suisse prévient qu’il est donc tout à fait normal d’observer ces petits oiseaux hors du nid et précise qu’une intervention humaine n’est pas nécessaire. De son côté, le président du Club d’ornithologie de Moutier et environs Sébastien Gerber se veut rassurant : « Ces oisillons sont équipés pour survivre hors de leur nid, même s’ils ne savent pas voler. Les parents vont également continuer de s'occuper de leur progéniture en les nourrissant ». Cette situation peut tout autant arriver dans notre jardin que dans la forêt. « Les oiseaux nichent un peu partout. Donc, c'est clair que là où il y a des lieux de nidification possibles pour les oiseaux, on peut trouver des petits hors du nid », précise le président. Et pour savoir s’il s’agit en effet d’un de ces petits curieux à la découverte de l’inconnu, Sébastien Gerber conseille l’observation.

Sébastien Gerber : « Si au bout d’une heure, les parents ne les ont pas nourris, il y a peut-être un problème ».

Après avoir suffisamment patienté et observé, c’est le moment d’agir. « À ce moment-là, on peut s'approcher de l'oisillon pour voir ce qui se passe en fait », explique l’expert. Dès lors, trois cas de figure : l’oiseau est blessé, l’oiseau ne semble pas blessé mais n’arrive pas à décoller ou l’oiseau n’a pas de plumes.

Sébastien Gerber : « La Station ornithologique a un numéro d’appel pour les cas d’urgence ».

Finalement, Sébastien Gerber rappelle qu’en cas de doute, la Station ornithologique suisse est là pour conseiller. De son côté, la fondation a élaboré un arbre à décision pour aider à réagir dans les cas fréquents./tbu


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