Louis Chevrolet et l’entreprise jurassienne Nayasti vont éditer un garde-temps en édition limitée avec un procédé unique dans le monde de l’horlogerie à l’occasion du centenaire de la course de côte.
La piste de St-Ursanne - Les Rangiers immortalisées dans le cadran d’une montre collector. Oui, Louis Chevrolet et Nayasti se sont bien mis en tête de faire rentrer 100 ans d'histoire automobile dans un petit garde-temps à l’occasion du centenaire de la manifestation. Les deux entreprises jurassiennes se sont associées pour créer un cadran constitué de vrais morceaux d’asphalte qui ont été prélevés ce mercredi après-midi dans le virage à hauteur du lieu-dit « Le Malrang ». Quelques coups de burin ont suffi pour arracher quelques fragments de cette route devenue mythique.
Reportage
Pour les miniaturiser, ou même les « microniser », Nayasti utilise son procédé technologique « DNA Composite ». « C’est un procédé développé au cours de trois ans de recherche dans le centre névralgique de Nayasti dans le Jura. Il permet d’extraire du matériau une nanopoudre calibrée qui sera incorporée dans un composite ultra-résistant. Cela permettra de déposer cet asphalte de la route des Rangiers sur le cadran et d’avoir une pièce unique et inimitable », explique Nicolas Sestito, CEO de Nayasti.
« Unique au monde »
« Ce sera unique au monde, on a profité du fait que deux entreprises jurassiennes puissent faire quelque chose d’incroyable », souffle émerveillé André Saunier, le patron de Louis Chevrolet qui sera chargé de fabriquer les 100 montres. Ce test grand nature permettra de démontrer que n’importe quel matériau prélevé dans la nature peut-être « microniser » via ce procédé. La prouesse, c’est que ce n’était pas destiné à se retrouver dans une montre. « C’est une technologie qui existe, mais pas dans le monde de l’horlogerie. Notre challenge, c’est de se saisir de technologies dans d’autres secteurs d’activités, et de les ramener dans une cohérence pour un produit horloger qui n’a rien à voir en termes de dimension, d’esthétique, de contraintes », souligne Nicolas Sestito.
Nicolas Sestito : « Séduire le monde ? C’est exactement l’idée. Ça ouvre aussi des perspectives sur d’autres composants, d’autres matériaux. »
« J’ai l’impression d’avoir dans les mains des morceaux de lune », sourit André Saunier sur le bord de la route avec ces morceaux d’asphaltes qu’il s’apprête à emmener. Décrocher la lune ? Pas encore. Mais cette montre pour le centenaire de St-Ursanne - Les Rangiers pourrait bien montrer au monde ce qu’il est possible de faire, comme porter à son poignet un morceau du Grand Prix de Formule 1 de Monaco ou des 24h du Mans. Et tout ça « made in Jura » ! /jpi








