À Sornetan, une chorale pas comme les autres fait résonner ses voix chaque mercredi soir. Dans la salle de paroisse du petit village du Petit-Val, habitants de la région et requérants d’asile du Centre de Sornetan se retrouvent pour chanter ensemble sous la direction de Clara Klinger, étudiante à la haute école de musique de Berne. Une vingtaine de choristes participent à cette aventure interculturelle qui sera présentée lundi dans le cadre de l’événement « Sornetan Solidaire ». La chorale interculturelle de Sornetan allie les voix de certains réfugiés du Centre et des habitants de la région. Entre chants en français, en anglais ou encore en ukrainien, les répétitions sont devenues bien plus qu’un simple rendez-vous musical. « Chanter avec les autres, rigoler, ça change du côté social, ça évite de rester seule », raconte Ange Tiara O’Hara, originaire du Burundi et résidente du Centre de Sornetan. Pour beaucoup de participants, ces moments permettent de rompre l’isolement dans un village où les activités et les transports restent limités.
Le reportage de Josette Seydoux lors d'une répétition:
Même ressenti pour Alexander Yushchenko, jeune Ukrainien arrivé il y a quelques mois. « Au début, c’était un peu effrayant d’arriver dans un endroit où on ne connaît personne. Mais au fil du temps, j’ai vraiment apprécié de chanter avec les habitants d’ici. » Pour Clara Klinger, la musique dépasse les barrières culturelles et linguistiques. « La musique, c’est une langue qui parle à tout le monde », explique-t-elle. Les membres de la chorale apprennent même certains chants dans la langue d’origine des participants. « Les Ukrainiens nous ont aidés à comprendre le sens des paroles et à travailler la prononciation », sourit la jeune cheffe de chœur. La chorale se produira lundi à l’occasion de « Sornetan Solidaire ». /jse









