Mieux adapter la déduction fiscale à l’évolution des primes maladie

Miriam Moser (UDC) a déposé une motion au Parlement jurassien pour demander au Gouvernement ...
Mieux adapter la déduction fiscale à l’évolution des primes maladie

Miriam Moser (UDC) a déposé une motion au Parlement jurassien pour demander au Gouvernement d’opter pour une déduction basée sur le montant de la prime annuelle et non plus sur un système forfaitaire.

Pour la députée UDC, le système actuel n'est pas adapté et a besoin d'évoluer. (Photo d'illustration : libre de droits.) Pour la députée UDC, le système actuel n'est pas adapté et a besoin d'évoluer. (Photo d'illustration : libre de droits.)

Il faut revoir la manière dont les primes maladie sont déduites des impôts. Miriam Moser (UDC) a récemment déposé une motion au Parlement jurassien. L’élue de Bonfol invite le Gouvernement à proposer une nouvelle forme de déduction fiscale qui correspond à l’évolution des coûts de l’assurance maladie. Selon le texte, la pratique en vigueur n’est pas adaptée. La déduction fiscale des primes d’assurance-maladie repose actuellement sur un système forfaitaire. Un arrêté du 24 février dernier détermine un montant déductible de maximum 6'800 francs pour les contribuables mariés vivant en ménage commun, la moitié de ce montant pour les autres contribuables et 1'020 francs par enfant à charge. Ce système n’a que « peu évolué depuis plus de vingt ans, alors que les primes ont fortement augmenté », critique Miriam Moser. La députée UDC regrette « un décalage croissant entre les charges effectivement supportées par les contribuables et les montants fiscalement reconnus » et « une inégalité de traitement entre les assurés selon leur situation ».

Elle propose donc une autre manière de procéder afin de « mieux tenir compte de l’évolution des primes ». Pour les adultes et jeunes adultes, fixer la déduction fiscale en se basant sur la prime annuelle la plus basse disponible dans le Jura avec franchise maximale. Pour les enfants, agir sur la base de la prime annuelle la plus basse avec franchise minimale. Miriam Moser souligne encore que les « montants devront être adaptés chaque année sur la base des primes publiées l’année précédente. » /nmy


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