« Idioma » s’est emparé de l’ESVT

Le projet de l’école secondaire du Val Terbi à Vicques mêle langage et art. Plusieurs ateliers ...
« Idioma » s’est emparé de l’ESVT

Le projet de l’école secondaire du Val Terbi à Vicques mêle langage et art. Plusieurs ateliers étaient à choix. Les productions sont à découvrir le 13 juin lors d’une journée festive.

L’atelier cirque a permis aux élèves de s’essayer à différentes disciplines, comme le tissu et le cerceau aériens. L’atelier cirque a permis aux élèves de s’essayer à différentes disciplines, comme le tissu et le cerceau aériens.

Un grand projet artistique et pédagogique a pris ses quartiers durant toute une année à l’école secondaire du Val Terbi (ESVT) à Vicques. Baptisé « Idioma », signifiant « langue » en français, il mêle langages et différentes formes d’art. Environ 240 élèves de la 9H à la 11H et une trentaine d’enseignants y prennent part. Le projet s’est déroulé sur une année scolaire et en deux phases. Les élèves ont tout d’abord travaillé avec l’artiste delémontain Patrick Frei, alias DIPS, à partir de son œuvre « Idioma Concreto » qui propose un alphabet codé avec des formes et des couleurs. Après avoir choisi et traduit un mot, les élèves se sont lancés dans une démarche réflexive qui consistait à mettre le terme sélectionné en scène et à le photographier. Choisir les différentes formes de langages comme thématique pour ce projet fait sens et était assez évident : « Au sein de l’école, avec une multitude d’élèves et d’enseignants, on est constamment en train de communiquer. On trouvait ce sujet plus qu’important », explique Nicolas Jobin, enseignant à l’ESVT et membre du comité pour le projet « Idioma ».

Nicolas Jobin : « L’idée, c’était de sortir des sentiers battus, de décloisonner l’école et de mélanger tous les élèves ».

Pour la deuxième partie du projet, différents ateliers ont ensuite été mis sur pied à quatre reprises durant l’année. Rap, cinéma, radio, cirque, robotique ou encore sculpture figuraient au menu. Les élèves ont pu choisir lequel ils souhaitaient suivre. Animés par des enseignants ou des intervenants externes, les ateliers avaient pour objectif d’explorer les différentes manières de s’exprimer. « Ça permet de pouvoir s’exprimer par son corps », affirme Léna qui a osé tenter le tissu aérien. Youna, qui a fait du cerceau aérien, avoue avoir appris beaucoup de choses et fait la connaissance d’autres personnes tout au long du projet « Idioma ». De son côté, Lina commence à maîtriser la musique grâce notamment à la body percussion. L’atelier dédié au rap proposait aux élèves de travailler l’expression, l’oralité et l’articulation en rédigeant un texte, puis en le récitant face à un micro. Accepter sa voix et bien réciter son texte, ce n’est pas un exercice facile, selon l’animateur. « C’est tout un processus qui vise à développer la capacité d’expression des élèves », résume Bryan Zola, alias Nepthune, qui estime que les élèves ont gagné en confiance et en assurance. Les différents ateliers atteignent ainsi plusieurs objectifs du Plan d’études romand (PER).

Reportage lors de la dernière journée d’ateliers.

Une journée festive sera organisée le samedi 13 juin à l’école secondaire du Val Terbi à Vicques pour présenter le fruit du projet « Idioma ». Le public pourra découvrir les différentes productions ainsi qu'un journal édité par des professionnels qui portent un regard sur l'école. « On est assez sûr de nous : ça va être quelque chose de très grand ! », se réjouit Nicolas Jobin. /ech


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus