Questionné par le député CS-POP Christophe Schaffter qui estime que la règle aurait du sens au-delà de l’école obligatoire, l’exécutif plaide là pour une prise en compte progressive des smartphones dans le cadre pédagogique.
C’était l’une des nouveautés de cette année 2026 dans les écoles jurassiennes : l’interdiction du téléphone portable pour les élèves. Une mesure qui ne vaut, depuis le 1er février, que pour l’école obligatoire. Mais le député Christophe Schaffter (CS-POP) estime, dans une question écrite adressée au Gouvernement, que la règle aurait aussi du sens pour les élèves du secondaire II, c’est-à-dire au lycée ou dans les différentes formations professionnelles.
La « responsabilisation progressive des jeunes » au secondaire II
L’exécutif répond cependant qu’il ne prévoit pas d’étendre la mesure, quand bien même il reconnait que les objectifs visés par l’interdiction du téléphone – favoriser une meilleure concentration, éviter les dérives numériques ou encore favoriser le vivre-ensemble – « demeurent pleinement valables au secondaire II ». Mais on arrive là dans un âge où l’on se prépare aux études ou au monde professionnel, voilà qui change la donne au regard du Gouvernement. « Les outils numériques personnels deviennent largement présents voire indispensables », relève l’exécutif qui estime qu’au secondaire II, l’heure est donc à la « responsabilisation progressive des jeunes ».
Outils utiles pour se préparer au monde professionnel
D’autant que le smartphone peut être utile dans de nombreuses filières : « authentification sécurisée, applications métiers, documentation, traduction », font partie des exemples cités. Le Gouvernement plaide donc, à cette étape de la scolarisation, pour une prise en compte progressive des smartphones bien évidemment dans le cadre des études. « Le Gouvernement ne défend pas un usage libre ou sans règles », précise la réponse qui renvoie par ailleurs au « Plan d’action numérique, qui vise une utilisation mesurée et responsable des outils numériques, en tenant compte de leurs effets sociaux, sanitaires et environnementaux ». La marge d’appréciation est finalement laissée aux enseignants des différentes filières. /comm-jpi









