Les Jeunes-Rives ont une nouvelle fois vibré au rythme de Festi’neuch vendredi soir à Neuchâtel. Pour cette deuxième soirée de concerts, le public a pu s’égosiller sur les rythmes d’Adèle Castillon ou encore de Ben Mazué.
Le festival de musique vit ce week-end sa 25e édition. Chaque année, entre 10 et 15 photographes affiliés à l’événement s’attellent à capter les moments forts de Festi’neuch. Parmi eux figure Stéphane Besson qui compte 17 éditions d’affilée à son actif. Vendredi, il a immortalisé les concerts d’Odezenne et de La Chaux-de-Fonnière Prune Carmen Diaz, « deux petites scènes », dit-il, en comparaison avec la soirée de jeudi où Stéphane Besson était dans la fosse, l’objectif fixé sur Jean-Louis Aubert, « un artiste de ma génération, que j’adore écouter ».
L’un des moments forts de sa carrière, c’est le concert de Shaka Ponk en 2012. « Au deuxième morceau, le chanteur se jetait déjà dans la foule. C’était des moments inoubliables pour nous photographes ». Et Stéphane Besson d’ajouter : « On a de temps en temps un échange avec l’artiste, un regard, où l’artiste vient vers nous pour faire cette photo ».
Stéphane Besson : « C’est une petite sensation de privilège puisqu’on est tout devant. On a l’artiste qui est tout près. »
Les photographes de Festi’neuch ne sont pas cantonnés au pied des scènes. Ils ont aussi pour mission de capter l’atmosphère du festival. Les organisateurs ont d’ailleurs établi une liste de thèmes (amour, amitié, rires, danse, ou encore paillettes) visant à aiguiller les photographes dans leur travail.
« Il y a une demande de Festi’neuch de faire beaucoup de photos d’ambiance. »
Si ces professionnels ont la chance de se retrouver au plus proche des artistes, leur rôle implique aussi quelques contraintes. Dans la fosse, les rôles sont par exemple clairement déterminés : deux photographes ont pour mission d’immortaliser la prestation des artistes, tandis qu’un à deux autres, surnommés « les guerriers », doivent uniquement se concentrer sur le public. À cela s’ajoutent les contraintes fixées par les artistes eux-mêmes. Généralement, les photographes doivent quitter la fosse après les trois premiers morceaux et ne doivent pas utiliser le flash. Stéphane Besson livre encore un exemple : « un artiste voulait qu’on ne photographie que son profil droit ».
Il s’agit aussi de se montrer efficace. « On fait entre 100 et 150 photos sur les trois premiers morceaux et on doit redonner dans la demi-heure qui suit environ cinq très bonnes photos ».
« Il faut choisir les cinq bonnes photos. C’est ça qui est important. »
Toutes les photos réalisées au fil des éditions sont gardées précieusement par Festi’neuch, précise Stéphane Besson. Depuis l’année passée, certaines d’entre elles sont mises en valeur sur des palissades qui décorent le site du festival. « C’est juste magnifique », conclut-il. /sbm








