Les Suisses rejettent l'initiative « Pas de Suisse à 10 millions »

Les Suisses ont rejeté dimanche l'initiative populaire 'Pas de Suisse à 10 millions', selon ...
Les Suisses rejettent l'initiative « Pas de Suisse à 10 millions »

Les Suisses rejettent l'initiative de l'UDC à 55% (projection)

Photo: KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

Les Suisses ont rejeté dimanche à 55% l'initiative populaire 'Pas de Suisse à 10 millions', selon une projection de gfs.bern. La marge d'erreur est de 3%. Le texte de l'UDC voulait plafonner la population en Suisse à dix millions d'ici 2050 en limitant l'immigration.

Le non est unanime dans les cantons romands, selon des résultats provisoires. Genève rejette clairement le texte, à 65%. Neuchâtel n'est pas loin derrière avec 62,8%, vient ensuite le canton de Vaud avec 62,7%. Jura dit non à 56,7%, Fribourg à 55,4% et le Valais, du bout des lèvres, à 50,5%.

En Suisse alémanique, la tendance est plutôt au oui pour l'instant. Schwyz a accepté l'initiative à 64,4%. Zurich dit aussi oui à 51,1%. Mais le résultat pourrait évoluer avec le résultat des villes. Le Tessin dit également oui à 52,8%.

Les deux Bâle par contre ont dit non. Très clairement pour Bâle-ville, à 73,2%, et à 55,5% à Bâle-Campagne. Lucerne a aussi refusé, à 51,5%. Les résultats provisoires de tous les cantons ne sont pas encore disponibles.

Soulagement pour le gouvernement

L'initiative populaire 'Pas de Suisse à 10 millions! (initiative pour la durabilité)' visait à limiter le nombre de résidents en Suisse à dix millions d'ici 2050. La population s'élève actuellement à environ 9 millions.

Le Conseil fédéral et le Parlement auraient dû prendre des mesures dès que la population dépassait les 9,5 millions. L'UDC voulait agir en priorité sur l'immigration. Si ces mesures ne suffisaient pas, Berne aurait dû résilier des traités internationaux, dont celui sur la libre circulation conclu avec l'UE.

Le gouvernement, soutenu par le Parlement et pratiquement tout l'échiquier politique, avait prévenu des conséquences sur les relations diplomatiques avec l'Union européenne. Les opposants craignaient aussi de graves conséquences sur les services de soins, déjà frappés par une pénurie.

/ATS
 

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