La démarche menée par une partie des citoyens de Basse-Vendline n’a débouché sur aucun changement. Une lettre avec 94 signatures demandait la tenue d’une assemblée communale extraordinaire pour rouvrir le dossier du chemin de la DIB. Ainsi mercredi soir, les autorités communales ont convoqué cette séance, à laquelle 111 personnes ont pris part. Lors d’un vote à bulletin secret, par 67 voix contre 41, les ayants droit ont refusé de revenir en arrière. Environ 1'000 mètres de piste en forêt et sur des terrains agricoles seront démontés, puisque les travaux de la décharge industrielle de Bonfol sont terminés. Ce tracé faisait l’objet d’un plan spécial établi il y a une vingtaine d’années avec comme condition qu’il était temporaire, le temps du chanter de la DIB.
Un argument qui n’a pas porté
Au lendemain de la séance, le porte-parole des 94 citoyens signataires de la demande est content que le peuple ait pu se prononcer sur ce dossier. Marcel Pheulpin prend acte de cette décision mais se questionne encore quant à la sécurité publique puisque les camions, qui doivent se rendre ou partir de la zone industrielle du village, devront emprunter des routes communales. « Dans les années à venir, le trafic poids lourds, qu’il augmente ou qu’il diminue, va passer au centre du village de Bonfol », réagit l’entrepreneur qui utilise une partie des anciens locaux de la CISA. Marcel Pheulpin s’étonne qu’on souhaite démanteler une route qui rendait service pour éviter le trafic poids lourd : « ça me laisse un peu amer ».
Marcel Pheulpin : « Les camions, c’est quand même un problème. »
Un plan spécial difficile à modifier
Le maire de Basse-Vendline a rappelé mercredi soir le caractère temporaire de cette piste dans le plan spécial. Les surfaces prises sur la forêt, ainsi que sur des terrains agricoles, devaient être rendues au terme de l’assainissement de la décharge industrielle. John Moser relativise aussi le nombre de camions par rapport à la situation avant 2007 et la construction de cette piste. Si auparavant la CISA, ancienne manufacture de céramique industrielle, fonctionnait à plein régime, tout comme la scierie, aujourd’hui le site connaît moins d’activités.John Moser : « L’intérêt public ne justifie pas de maintenir cette route. »
Les autorités communales ont conscience que le trafic poids lourd peut engendrer des perturbations dans une zone bâtie. Le Conseil communal s’est ainsi engagé à réfléchir à la mise en zone 30 d’une partie de ces routes afin de ralentir le trafic. /ncp








