Davantage de souplesse pour les congés sans justification à l’école

C’est une des nouveautés de l’année scolaire : les élèves jurassiens peuvent dorénavant prétendre ...
Davantage de souplesse pour les congés sans justification à l’école

C’est une des nouveautés de l’année scolaire  : les élèves jurassiens peuvent dorénavant prétendre à huit jours d'absence sans justification par cycle de quatre ans, contre deux demi-journées par année jusqu’à présent.

Les élèves jurassiens ont désormais droit à huit jours d'absence non justifiée tous les quatre ans. (Photo d'illustration) Les élèves jurassiens ont désormais droit à huit jours d'absence non justifiée tous les quatre ans. (Photo d'illustration)

C'est l'une des nouveautés scolaires passées jusqu'ici un peu inaperçue. Les élèves jurassiens ont dorénavant droit à davantage de jours d'absence sans justification. Jusqu'à présent, chaque élève pouvait bénéficier de deux demi-journées de congé par année scolaire sur demande écrite des parents. Depuis cette année, la règle a changé : c'est désormais huit jours par cycle de quatre ans, soit en moyenne deux fois plus de jours de congés octroyés sans justification. «  On trouvait l’ancien système peu transparent et parfois inégal, parce des directions acceptaient certaines absences dans un cercle scolaire, mais pas dans un autre. On a souhaité poser un cadre simple, transparent, identique sur tout le territoire avec moins de jugement sur les motifs familiaux  », explique Fred-Henri Schnegg, chef du Service de l'enseignement, qui dément l’idée d’un «  cadeau  » fait aux parents. 

Fred-Henri Schnegg  : «  Un système plus transparent qui responsabilise aussi davantage les parents.  »

« Il y a plus de jours, mais sur l’ensemble d’un cycle de quatre ans. C’est surtout pour davantage de souplesse. Les familles ont ce quota et peuvent en user quand elles en ont réellement besoin. C’est aussi pour éviter l’effet  : je les ai donc je les prends, comme on pouvait parfois l’observer auparavant en fin d’année scolaire. Cela permet aussi de responsabiliser les parents, parce que les jours pris au début du cycle ne seront plus disponibles par la suite  », prévient le chef du SEN. 


Mieux coller aux réalités de certaines familles

Reste à observer comment les parents vont user de ces jours avec le nouveau système. Fred-Henri Schnegg ne craint pas outre mesure les abus, et rappelle que ce nouveau système est susceptible de mieux coller à la réalité de certaines familles. «  Certaines professions, comme les agriculteurs, mais j’ai aussi en exemple une famille de bouchers, ont des difficultés à prendre des vacances en même temps que les vacances scolaires. Ils auront maintenant la possibilité de prendre ces huit jours d’un coup. Mais il faut bien préciser que l’enseignement se poursuit en leur absence, il appartient donc aux parents et élèves de faire le rattrapage nécessaire. Les éventuels travaux écrits devront évidemment aussi être rattrapés  », précise Fred-Henri Schnegg. /jpi


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