Plan d'aide du Conseil fédéral: scepticisme jurassien

Les réactions pleuvent après l'annonce mercredi du Conseil fédéral d'un plan d'aide à l'économie. Dans la région, le scepticisme est de mise. Le directeur de Créapole, Yann Barth, doute de l'impact que pourrait réellement avoir une telle initiative : "le Conseil fédéral met deux milliards sur la table aujourd'hui; la valeur des exportations suisses sur une année c'est cinq cents milliards, donc vous pouvez vous imaginer les ordres de grandeur". A ses yeux, on ne pourra pas compenser l'entier de la crise avec ce type d'action. L'économie a des lois qui échappent en ce moment à la politique, ajoute-t-il également en substance.

 

Des prix à l'exportation majorés

Depuis le début de l'année, l'industrie d'exportation jurassienne a vu ses prix augmentés jusqu'à 30% à cause des question de change. Une situation que Yann Barth juge particulièrement inquiétante. Selon lui, la qualité du service et des produits ne suffisent plus à contrer la cherté du franc. La mauvaise conjoncture économique en Europe a pour effet de revaloriser le franc suisse, qui restera une monnaie refuge tant que les pays de l'Union européenne ne parviendront pas à rassurer les marchés. Pour Yann Barth les prévisions sont toujours délicates, mais son sentiment pour la région est plutôt pessimiste, car l'interdépendance des marchés et le peu de résultats obtenus pour l'instant  par les interventions de la BNS ne sont pas de nature à le rassurer.

 

Une motivation supplémentaire pour les nouvelles entreprises ?

L'envie d'entreprendre naît surtout en période de crise, pense le directeur de Creapole. Les situations critiques peuvent pousser les investisseurs et les industriels à innover et à trouver de nouvelles solutions. La création d'entreprises se trouverait donc finalement plutôt stimuler par le climat ambiant. /gco

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