Sombre affaire de mœurs jugée à Moutier

Tribunal à Moutier

Une affaire compliquée occupe le Tribunal de Moutier depuis mardi matin. Un homme est accusé de viols, d’actes d’ordres sexuels commis sur une personne incapable de résistance, de menaces, d’injures et de harcèlement à l’encontre de la mère de son ancienne compagne et d’injure et de harcèlement à l’encontre du père. S’il reconnait les deux derniers actes d’accusation, le prévenu s’oppose aux trois premiers.


Elle parle de viol, lui de relation consentie

Les deux protagonistes se sont succédé mardi matin à la barre. La plaignante a d’abord longuement exposé le calvaire qu’elle dit avoir vécu pendant quatre ans. L’affaire aurait commencé en 2005 lors de vacances en famille. L’ancien compagnon de sa fille l’aurait violée une première fois alors que sa fille et sa petite fille dormaient dans la même pièce. « Cet enfer », selon les termes de la plaignante, aurait continué jusqu’en 2009. 600 viols auraient ainsi été commis.
La parole était ensuite au prévenu. S’il reconnait la liaison, il nie la contrainte. Il parle d’une relation consentie, qu’il a d’ailleurs lui-même choisi de rendre publique.


Un personnage à deux visages

Puis en début d’après-midi, deux témoins ont parlé des deux protagonistes. Ils ont décrit la plaignante comme une personne en détresse, qui dépérissait depuis quelques années, qui avait l’air de plus en plus malheureuse.
L’accusé est lui dépeint comme un personnage à deux visages : parfois doux, parfois agressif. Les témoins ont également mentionné l’influence psychologique qu’il exerce sur ses proches. Mais même si tous deux ne conçoivent pas une relation consentie entre le prévenu et la plaignante, aucun de ces deux témoignages n’a apporté d’éclaircissement quant à l’accusation de viol.
Le procès continue mercredi avec la plaidoirie et le réquisitoire. /ebr


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