Le père infanticide devra être rejugé

Palais de Justice

Le Tribunal fédéral désavoue la justice jurassienne. Mon Repos annule la condamnation du père infanticide, qui avait égorgé son fils de six ans, en 2008 à Porrentruy. Ce père avait été condamné à une peine de réclusion à vie. Le Tribunal fédéral estime que la motivation donnée par la Cour criminelle pour une telle condamnation n’est pas satisfaisante. Pour rappel, le 20 juin 2008, l'homme s’était introduit de nuit par effraction au domicile de son ex-compagne à Porrentruy. Puis il l'avait violée. Elle s’était enfuie ensuite. L’homme de 48 ans s'était vengé en égorgeant son fils à l’aide d’un cutter. L’assassin, défendu par maître Barillon, a été reconnu coupable le 21 octobre 2010 par la Cour criminelle jurassienne. Il a été condamné à la prison à vie. Mais un appel a été déposé en janvier. Selon le ténor genevois du barreau maître Barillon, l’homme conteste avoir commis un viol, et il estime sa peine d’une sévérité excessive.

 

Désaveu sur la forme

Le Tribunal fédéral annule partiellement ce vendredi le jugement rendu l’automne dernier. C’est sur la forme que la Cour criminelle jurassienne est désavouée. Mon Repos affirme que cette Cour a mélangé les circonstances du viol avec celles de l’assassinat pour motiver la peine de prison à vie. Du coup, ce mélange ne permet pas de comprendre si l’assassinat justifiait à lui seul la privation de liberté à vie, selon les juges fédéraux. En revanche, ces derniers ne s’expriment pas sur la sévérité de la peine du père infanticide. Ils jugent cet examen prématuré, tant que la Cour criminelle jurassienne n’a pas mieux expliqué les motifs de sa condamnation. /lba


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