Sursis pour la maturité théâtre

L’expérience se prolonge pour la maturité théâtre. Le cursus gymnasial dispensé au lycée cantonal ...
Sursis pour la maturité théâtre

Maturité théâtre La Commission suisse de maturité accepte de poursuivre le projet pilote

L’expérience se prolonge pour la maturité théâtre. Le cursus gymnasial dispensé au lycée cantonal de Porrentruy ne va pas disparaître, du moins pas dans l’immédiat. La Commission suisse de maturité (CSM) a décidé de reporter sa décision. La CSM s’est réunie en séance plénière vendredi et samedi. Elle a donné suite à la demande de reconsidération déposée par les autorités jurassiennes. Elle annule ainsi sa décision du 6 octobre 2010. La Commission suisse de maturité se prononcera à nouveau lors de la révision de l’ordonnance fédérale, dans 4 à 7 ans.

Il s’agit donc d’un premier succès jurassien. La ministre de la formation, Elisabeth Baume-Schneider, estime que c’est "une victoire pour les jeunes en formation et une victoire de la solidarité" en faisant référence à la mobilisation des milieux du théâtre et du monde politique. "Il fait bon se battre comme ça, mais il fait surtout bon gagner" martèle-t-elle.

Pour Olivier Tschopp, chef du service de la formation du secondaire II, c’est "la victoire de David contre Goliath. Le canton du Jura ne pesait pas bien lourd par rapport à la décision qui allait être prise. C’est une belle satisfaction même si c’est pas une reconnaissance pleine et entière de l’option spécifique théâtre". Même son de cloche du côté du comité de soutien. Claude Farine rappelle que la mobilisation a permis de "récolter 6'500 signatures en 6 semaines". Cette pétition avait circulé au-delà des frontières jurassiennes.

 

Le combat n’est pas terminé

Les autorités jurassiennes se penchent déjà vers la révision de l’ordonnance fédérale. Les 4 à 7 ans qui viennent permettront de "consolider l’option spécifique théâtre et de poursuivre le travail de lobbying et de contact des milieux qui nous soutiennent" indique Olivier Tschopp. Le délai permettra d’aborder le débat politique dans les meilleures conditions possibles. Le chef du service de la formation du secondaire II estime qu’il sera "plus facile pour le Jura d’essayer de convaincre que dans la situation où il était". Elisabeth Baume-Schneider se réjouit d’avoir "un vrai débat". La ministre veut montrer "à quel point cette maturité est un bon tremplin pour les métiers de la scène", mais elle prône aussi "l’importance d’une telle matu dans une société de communication". /msc


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