L’aérodrome de Bressaucourt suspendu au vote des citoyens

Aérodrome de Bressaucourt

L’aérodrome de Bressaucourt à nouveau au cœur des débats. Lors de la prochaine assemblée communale mardi, les citoyens devront se déterminer sur le droit de superficie et l’hypothèque de garantie avec la Société coopérative Aérodrome du Jura. Mais certains citoyens se plaignent du manque d’information et l’opposition pourrait sortir du bois. Explications

C’est en quelque sorte un contrat que les citoyens sont appelés à signer. Ce droit de superficie doit établir quelles sont les prétentions et responsabilités de la commune propriétaire du terrain et de l’exploitant de l’aérodrome. Il concède notamment le droit d’exploiter. Ce point n’est soumis à l’assemblée communale que maintenant du fait qu’il a fallu attendre que le remaniement parcellaire soit approuvé par le gouvernement. Selon le maire Alain Kohler, il s’agit de poser le cadre légal qui régit les liens entre la commune et la coopérative de l’aérodrome.

Un cadre indispensable pour Charles Freléchoux, vice-président de la coopérative de l’aérodrome. Sans ce droit de superficie, comment justifier le versement d’un loyer. La commune attend aussi d’autres rentrées financières, telles que taxes de mouvement, mise en service, etc. La coopérative est pour l’instant en situation financière délicate, mais l’assainissement se fera prochainement, assure Charles Freléchoux, qui annonce des engagements prometteurs.

Un point très important

Ce droit de superficie n’est pourtant pas qu’un détail administratif. Et il soulève déjà quelques réactions sceptiques de la part de certains opposants de toujours au projet d’aérodrome.

Des citoyens se plaignent du manque d’information et de la difficulté à en obtenir. Jean-Marie Mahon notamment ne se dit pas opposé à ce droit de superficie, mais s’inquiète de certains articles. D’après lui, ils engageraient financièrement la commune à moyen ou long terme. Une inquiétude non fondée, répond Martin Gigon, mandaté par le comité intercommunal de fusion pour établir un rapport sur l’aérodrome. En cas de faillite, la commune hériterait d’un aérodrome qui devrait facilement trouver nouvel acquéreur. Et la surveillance par l’office fédéral de l’aviation assure que les installations seront entretenues.

Une réunion avant l’assemblée

Les détails des articles et autres questions seront discutés ce soir lors d’une réunion rassemblant des opposants, des représentants de la commune, Martin Gigon et le chef du service des communes. Si les opposants n’obtiennent pas satisfaction au terme de cette rencontre, Jean-Marie Mahon envisage d’appeler au refus du droit et selon le résultat du vote mardi, d’engager une procédure administrative. Quant aux résultats du rapport, Martin Gigon estime qu’il est trop tôt pour dévoiler les détails d’un dossier encore incomplet. Il espère pouvoir convoquer une nouvelle assemblée communale avant Noël ou en janvier concernant le solde des problèmes ouverts. /iqu


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