Groupe Swatch: défaite juridique

Le groupe Swatch est débouté par la justice américaine. Le géant horloger biennois avait déposé ...
Groupe Swatch: défaite juridique

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Le groupe Swatch est débouté par la justice américaine. Le géant horloger biennois avait déposé plainte contre l’agence Bloomberg pour avoir révélé le contenu d’une conférence téléphonique. Le Matin Dimanche a révélé hier que Swatch avait perdu son bras de fer. En février 2011, Nick Hayek s’était entretenu avec plusieurs spécialistes financiers en privé, le croyait-il. L’agence de presse Bloomberg avait ensuite livré un compte-rendu de cette discussion. La justice américaine vient de livrer son verdict : c’est tout à fait légal. Le groupe Swatch par contre, frise le code.

 

Délit d'initiés?

Livrer des informations sensibles sur les résultats financiers de son entreprise, quand on est le patron d’une puissante multinationale, c’est assez délicat… mais tout dépend d’où vous vous trouvez. En Suisse, la législation permet de révéler quelques détails sur la bonne marche ou les difficultés de tel ou tel secteur. Si l’analyste financier à qui vous confiez ces informations gagne des millions en bourse grâce au tuyau, l’éthique s’en trouve malmenée, mais ce n’est pas punissable. Aux Etats-Unis, ce genre d’indiscrétion est interdit, et impossible : tous les analystes sont mis sur un pied d’égalité par les agences comme Bloomberg. Nick Hayek, ce jour-là, en a trop dit, en révélant notamment des tendances pour l’année en cours. Ces quelques mots ont eu un fort impact sur la bourse, avec une hausse instantanée de 4,4% du titre Swatch. Dans de nombreux pays, ce genre d’indiscrétion ferait plonger leur auteur pour délit d’initiés.

Le groupe Swatch a déclaré au Matin Dimanche faire opposition au jugement. /tsc


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