Pris dans le radar, il dénonce son épouse

Palais de Justice

Il dénonce son épouse après avoir été flashé. Mauvais choix puisque la justice jurassienne le condamne pour dénonciation calomnieuse et infraction à la loi sur la circulation routière. Le tribunal de première instance a infligé 30 jours/amende à 50 francs avec sursis pendant deux ans et une facture de 855 francs (frais+amende) à un ressortissant français pris dans le radar à Buix en septembre 2011. Le prévenu n’a pas pris la peine de se rendre au Château de Porrentruy mercredi.

Trois minutes de téléphone. Voilà une audience pour le moins express. A l’autre bout du fil, l’homme explique au juge Chappuis qu’il a des soucis plus graves à régler, une instance de divorce entre autres. Refus de comparaître, le juge fait entrer en force l’ordonnance pénale. Mais comment en est-on arrivé là ?

Pincé par le radar, l’homme conteste l’amende. Ce n’est pas lui qui conduisait, mais son épouse, qui est, si l’on a bien suivi le téléphone, en passe de devenir son ex. Pour le juge Chappuis, trois éléments ne peuvent mettre en doute le mensonge du prévenu. Même floue, la photo permet de déterminer que le conducteur est bien un homme ; l’épouse du prévenu n’a pas de permis de conduire ; ensemble, ils n’ont qu’une voiture et non plusieurs comme l’affirmait le prévenu. Confondu, l’homme est condamné.

En aparté, puisqu’il avait le temps, le juge Chappuis nous a gentiment expliqué qu’il est «compliqué, mais possible» de dénoncer une autre personne du ménage pour éviter une prune. «Par manque de preuve, on est obligé d’acquitter, relève le juge Chappuis, mais il y a très souvent au moins un indice qui ne trompe pas !» Encore faut-il donc que le jeu en vaille la chandelle, là ce n’était clairement pas le cas ! /clo


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