Une rentrée sous le signe du bilinguisme

Réaliser sa maturité gymnasiale en immersion. C’est le projet pilote et unique lancé lundi ...
Une rentrée sous le signe du bilinguisme

4 ans de bilinguisme au programme de la nouvelle filière français-allemand 4 ans de bilinguisme au programme de la nouvelle filière français-allemand

Réaliser sa maturité gymnasiale en immersion. C’est le projet pilote et unique lancé lundi au Gymnase de Laufon.  20 élèves composent cette classe dont 10 jurassiens et 10 autres provenant de Bâle-Campagne et de Soleure. Durant les deux premières années, les élèves iront à Laufon où les cours seront majoritairement dispensés en allemand. Après cette première phase, toute la classe se rendra à Porrentruy pour les deux dernières années où les leçons seront données en français. Certaines branches seront enseignées uniquement dans une langue, d’autres, comme l’option spécifique, le seront dans les deux langues.

Une forte demande

Le recteur du Gymnase de Laufon, Isidor Huber se dit positivement surpris. «  La demande a été importante, notamment dans le canton du Jura, on a donc été obligé d’opérer une sélection.  Elle s’est effectuée à partir des notes des élèves, ajouté à un entretien d’un quart d’heure dans l’autre langue afin de juger des capacités linguistiques de chacun ».

Une coopération intercantonale

Les cantons du Jura et de Bâle-Campagne ont coopéré pour que ce projet voit le jour. L’objectif est d’offrir une palette supplémentaire pour apprendre l’allemand. Le gouvernement jurassien a souhaité cette filière et l’a soutenu financièrement. La ministre jurassienne Elisabeth Baume-Schneider se dit très fière de ce projet unique en Suisse. « Ce n’est pas seulement apprendre l’allemand, c’est aussi avoir d’autres références au niveau musical, connaître d’autres endroits. Pour les suisses allemands,  c’est également une possibilité de découvrir le Jura. Le gouvernement et le parlement ont souhaité donner envie à des jeunes de se faire confiance pour, à la fin, obtenir une maturité bilingue qui leur donnera de bons atouts au niveau professionnel ou pour la suite de leurs études. Si on croit à la nécessité de mieux maitriser l’allemand, il faut investir et entrer dans des projets qui sont innovants ». Elisabeth Baume-Schneider précise encore que la promotion de la langue de Goethe est important, tout autant que de se battre pour la langue française. /jpp

 


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