Des précisions sur la prise d’otage du Noirmont

Une entreprise du Noirmont a à nouveau été le théâtre d’une prise d’otage lundi matin. Les ...
Des précisions sur la prise d’otage du Noirmont

L'entreprise Joseph Erard au Noirmont, théâtre d'une prise d'otage L'entreprise Joseph Erard au Noirmont, théâtre d'une prise d'otage

Une entreprise du Noirmont a de nouveau été le théâtre d’une prise d’otage lundi matin. Les faits se sont déroulés tôt, alors qu’un ouvrier se rendait au travail. Aux alentours de 5h30, trois individus cagoulés sont entrés dans l’entreprise Joseph Erard avec un ouvrier qui arrivait à son travail. Ils l’ont pris en otage et ont fouillé les lieux. Ensuite, ils se sont enfuis, certainement avec une Citroën blanche, selon le communiqué du Ministère public. Ils ont emmené avec eux un otage qui a ensuite été abandonné en cours de route, dans un village de France voisine, nous dit le communiqué de la procureure. Ça serait à Charmauvillers, selon certains employés de l’entreprise Joseph Erard. L’otage a été retrouvé légèrement blessé. Lundi à la mi-journée, on ne savait pas encore si un butin avait été emporté par les malfrats. Des investigations étaient en cours dans la matinée pour vérifier.

Par contre, ce qu’on a appris auprès de différents employés lundi matin, c’est qu’un autre ouvrier aurait pu s’enfuir de l’usine. Il est ensuite allé dans une entreprise voisine pour donner l’alerte. On nous a également parlé de traces de sang qui auraient été vues dans l’entreprise Joseph Erard… Mais aucune source officielle n’a souhaité confirmer ces informations-là.

 

Des employés choqués

Lundi matin, il n’y avait pas grand-monde devant l’entreprise au Noirmont. Les employés de l’usine Joseph Erard ont été renvoyés à la maison à leur arrivée sur leur lieu de travail. La police judiciaire a ainsi pu procéder aux constats d’usage et à l’audition des témoins. Un barrage de police avait été installé pour empêcher quiconque d’entrer dans l’usine.

Les employés sont invités à se présenter dans l’entreprise lundi après-midi à 13h30. Une cellule psychologique a d’ores et déjà été mise sur pied pour les soutenir. On nous a également appris lundi matin que la sécurité serait renforcée sur le site. Les détails de ces nouvelles mesures seront présentés aux employés lundi après-midi. Du côté des travailleurs, justement, certains nous ont dit être choqués et qu’ils avaient même peur à l’idée de retourner au travail.

 

Pas une première

Il y avait déjà eu une prise d’otage l’an dernier.  Ce qui est troublant, c’est qu’il y a de nombreux points communs entre les deux affaires. D’abord, c’était à la même période de l’année, le 29 novembre 2011. A trois jours prêt, c’était donc il y a un an. C’était également tôt le matin, vers 4h50. Cette fois-ci, c’était à 5h30 et il s’agissait également de trois individus cagoulés.

Ce qui change par contre, c’est que l’an dernier, les sept otages avaient été enfermés dans une chambre forte avant que les malfrats ne s’enfuient. Ils avaient pu être libérés en déclenchant l’alarme incendie. Cette fois-ci, les trois individus ont préféré emmener un des ouvriers avec eux. Enfin, l’an dernier, les cambrioleurs avaient emporté des carrures de montrse en métal précieux. Lundi à la mi-journée, on ne savait pas encore si quelque chose avait été volé. /sbo


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