Aucune contre-indication à la fusion de Delémont et alentours

Vue aérienne de Delémont

Tous les signaux sont au vert pour le projet de fusion de Delémont et sa couronne. Les représentants des 13 communes concernées (Bourrignon, Châtillon, Courrendlin, Courtételle, Delémont, Develier, Ederswiler, Mettembert, Movelier, Pleigne, Rebeuvelier, Rossemaison et Vellerat) ont présenté jeudi le rapport de faisabilité, lancé au début 2011.

Poser les bases

L’étude se veut une étape préliminaire. Une sorte d’état des lieux qui fournit aux différents exécutifs les bases nécessaires à une prise de position sur le lancement d’un comité de fusion. Le rapport n’est de loin pas un projet de fusion abouti. De nombreux points ont été examinés et aucune difficulté particulière n’a été soulevée.

Un questionnaire va être remis aux différents exécutifs de l’agglomération qui décideront d’ici juin 2013 de se lancer ou non dans le projet de fusion. Des assemblées d’information seront par ailleurs organisées dans les villages de mi-mars à mi-mai.

L’union fait la force

L’étude montre que l’existence de l’agglomération devrait faciliter les choses. Les collaborations sont déjà en place.

Ensemble, les communes bénéficieraient aussi d’une meilleure capacité financière, ce qui leur permettrait de lancer des projets plus ambitieux. La commune fusionnée regrouperait par ailleurs environ 30% de la population du canton.

Des finances moins tendues

D’après le rapport, plusieurs petites communes connaissent une situation financière moyenne, voire tendue. Dans l’hypothèse d’une fusion, la quotité d’impôt pourrait être fixée à 1.95, un taux moyen par rapport à la situation globale actuelle. Il s’appuierait sur les communes dont la santé financière est meilleure, comme Courtételle ou Delémont.

Or, dans le cas de Courtételle, une baisse d’impôt va bientôt être soumise à la population pour passer à 1.75. Ce ne sera pas un frein, selon les maires de l’agglomération qui jugent que les communes les mieux loties à l’heure actuelles peuvent voir leur situation évoluer rapidement dans le sens inverse, alors que les finances d’une grande commune sont moins soumises à des fluctuations.

Eviter les erreurs des autres

Cette démarche se fait par étapes pour éviter les écueils qu’ont connus Val Terbi (éparpillement) ou les Franches-Montagnes. Les exécutifs qui décident de se lancer devront assumer le projet jusqu’au bout et le porter auprès de leur population. /iqu


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