Une agriculture plus respectueuse avec SolAirEau

Agriculture

Vers une agriculture qui préserve davantage ses ressources. Le canton du Jura, soutenu par la Confédération, lance le projet SolAirEau, présenté jeudi matin. Les agriculteurs qui le souhaitent pourront s’inscrire à ce programme qui vise à leur offrir de nouveaux outils pour réduire leur impact sur l’environnement. Le Service de l’économie rurale, la Chambre jurassienne d’agriculture et la Fondation rurale interjurassienne œuvrent main dans la main pour proposer aux participants les 14 mesures retenues.

 

Tout un catalogue à choix

Concrètement, le programme s’articule sur trois séries de mesures. Le volet majeur est l’utilisation de nouvelles pratiques agricoles. Les mesures proposées vont du travail du sol réduit, pour prévenir l’érosion du sol et favoriser son enrichissement, au renoncement aux herbicides, pour préserver les eaux et la matière organique. La plus attendue est l’usage de pendillards pour l’épandage, ce qui permet de diminuer les émanations d’ammoniaque et de réduire les odeurs.

Des mesures concernent aussi des aides à l’achat de nouveau matériel, comme des pneus basse pression pour éviter le compactage des sols.

Enfin, le programme s’accompagnera de formation continue. Les agriculteurs participants devront suivre deux demi-journées de cours par an.

 

Onze millions sur 6 ans

La participation à ce projet se fera sur une base volontaire, il s’agit d’inciter les agriculteurs. Les intéressés peuvent s’engager à mettre en œuvre une ou plusieurs mesures, dans les limites de l'enveloppe prévue pour SolAirEau. Onze millions de francs seront dévolus au programme qui s’étalera sur 6 ans. La Confédération y contribuera à 80%. Ce programme colle d’ailleurs aux principes qui seront mis en œuvre avec la Politique Agricole 2014-2017. L’enveloppe cantonale se montera à 150'000 francs par an. Afin de réduire au maximum les coûts administratifs, les démarches d’inscription et le suivi se feront par internet.

Les contributions seront plus élevées les premières années pour pallier à la baisse de rendement qu’engendre la mise en place de certaines mesures. Au fil du temps, la participation devrait même s’avérer profitable économiquement, ce qui devrait constituer l’un des principaux arguments à poursuivre l’aventure après la fin du programme. /iqu

Les inscriptions se feront entre le 8 février et le 6 mars par internet.


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