Le nombre de frontaliers prend l’ascenseur dans le Jura. Les personnes qui travaillent dans le canton mais qui résident à l’étranger ont augmenté de 7,5% l’année dernière par rapport à 2011. Le Jura a accueilli quelque 6400 frontaliers en moyenne l’année dernière. C’est environ 400 de plus qu’en 2011. Sans surprise, l’écrasante majorité de ces travailleurs est domiciliée en France. Une dizaine d’Italiens et une vingtaine d’Allemands figurent dans les statistiques. Les métiers de l’artisanat et l’industrie constituent les branches les plus représentées. Les catégories d'âge 25-29, 30-34, 35-39 et 40-44 ans se taillent la part du lion dans ces statistiques.
Porrentruy en tête
Les chiffres par commune démontrent que Porrentruy est la plus convoitée par les frontaliers. Ils ont été près de 1300 à travailler dans la Cité des princes-évêques l’année dernière. Suivent dans l’ordre Delémont – environ 1100. La nouvelle commune de Haute-Sorne se situe loin derrière (427). Le Noirmont (414), Alle (397) et Boncourt (339) ne sont pas en reste avec plusieurs centaines de travailleurs frontaliers.
A Neuchâtel, la hausse est de l’ordre de 10%. En revanche, il n'existe aucune statistique globale pour le Jura bernois. C’est Sonceboz (quelque 590) qui est la championne des frontaliers, loin devant Tramelan, St-Imier et Moutier.
Les statistiques nationales publiées lundi par l'Office fédéral de la statistique montrent une progression modérée : 4,8% sur l'ensemble de la Suisse. La hausse est particulièrement marquée au Tessin et dans le nord-ouest de la Suisse. /fra









