Un garde-fou pour éviter le dumping salarial

Le comité des métallos tape du poing sur la table. Il se bat pour inscrire une close sur les ...
Un garde-fou pour éviter le dumping salarial

Protestation d'Unia devant l'entreprise SAFED Une délégation de Unia Transjurane devant les locaux de l'entreprise SAFED. Son directeur est le seul représentant jurassien à la table des négociations.

Le comité des métallos tape du poing sur la table. Il se bat pour inscrire une close sur les salaires minimaux dans la convention collective de travail de la branche des machines. Depuis décembre, les négociations sont en cours pour renouveler cette CCT, vieille de 75 ans. Le syndicat Unia Transjurane craint que la libre circulation des personnes n’entraîne un dumping salarial. Ce combat vise à prévenir d’éventuels abus, qui augmentent d’ailleurs depuis quelques années.
Les délégués suisses Unia de cette branche soutiennent l’introduction de salaires minimaux dans leur CCT. La convention doit être signée le 1er juillet. Si la délégation patronale engagée dans les négociations ne fléchit pas, on pourrait aboutir à un vide conventionnel.

 

Aller au plus direct
 

Le peuple jurassien a accepté le 3 mars une initiative dans le même sens : « Un jura aux salaires décents ». Le combat que mène le syndicat peut donc paraître redondant. Mais Daniel Heizmann, le président national Unia de la branche des machines et président de la commission du personnel de Tornos, estime que « la voix conventionnelle est beaucoup plus directe et est applicable immédiatement ». Le débat politique qui va se dérouler au Parlement jurassien risque de prendre du temps.

 

Pression sur le corps patronal
 

Une action de protestation s’est tenue lundi après-midi devant l’entreprise SAFED à Delémont. Son directeur est membre de la délégation patronale aux négociations de la convention collective de travail. C’est le seul Jurassien à en faire partie. Nous n’avons pas réussi à le joindre. /nqu


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