Santé : collaboration intercantonale suffisante

Des élus bernois revendiquent plus de collaboration intercantonale en matière de santé. Parmi ...
Santé : collaboration intercantonale suffisante

santé médecin Le Conseil exécutif estime que la collaboration intercantonale est suffisante

Des élus bernois revendiquent plus de collaboration intercantonale en matière de santé. Parmi eux la socialiste biennoise Elisabeth Hufschmid. Ils ont déposé une motion au Grand Conseil. Le texte reprend un projet de la Conférence interparlementaire du Nord-Ouest de la Suisse composée des cantons de Berne, Jura, Bâle-ville et campagne, Argovie et Soleure.
Parmi les revendications, les élus bernois souhaitent que le Conseil exécutif travaille à une collaboration plus étroite et favorise la formation. Ils demandent également que tous les cantons concernés participent dans les mêmes conditions à la fixation des primes d’assurance-maladie.
Le Conseil exécutif préconise le rejet de cette motion. Selon lui la collaboration intercantonale n’est pas toujours la meilleure stratégie à adopter car des solutions différenciées peuvent s’imposer. Actuellement le canton de Berne a déjà tissé de nombreux liens avec ses voisins en la matière. Par exemple dans l’Arc jurassien la collaboration avec les cantons du Jura et de Neuchâtel s’est concrétisée par des programmes communs de prévention du cancer du sein et en soins palliatifs.
Au niveau de la relève, le gouvernement indique que Berne a joué un rôle de pionnier en introduisant l’obligation de former dans les professions de la santé non universitaire. Quant à la relève des médecins, elle est du ressort national et non cantonal.
Concernant la fixation des primes maladies, le Conseil exécutif indique que les cantons ont déjà la possibilité d’y participer dans le cadre défini par la législation fédérale. Leur donner plus d’influence impliquerait de modifier cette législation, qui n’est pas de la compétence des cantons.
L'exécutif bernois estime que les cantons du Nord-Ouest de la Suisse collaborent dans les domaines où c’est possible et judicieux. Et dans les autres cas, une coopération est plus appropriée dans le cadre de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de la santé. /lcu


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