La pénurie guette, le Jura y répond

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L’horlogerie manque de bras qualifiés. Lors de l’ouverture du salon de la sous-traitance de l’horlogerie lundi à Genève, les responsables ont révélé les résultats d’une étude menée auprès de 300 entreprises de la microtechnique, de l’horlogerie ou encore des technologies médicales. Trois quarts des sociétés sondées craignent que le manque de main-d’œuvre qualifiée ne freine leur développement. Plus de la moitié a des problèmes pour recruter. Le canton du Jura est aussi présent à Palexpo, avec 69 PME. Pour répondre à ses peurs, un poste a été créé il y a six mois dans le cadre de la mise en œuvre de la loi fédérale sur la politique régionale. Jean-Frédéric Anker est chargé de mission pour la plateforme formation emploi et économie. Trois axes ont été définis : la communication auprès des entreprises, la sensibilisation des jeunes et des parents et la formation.

 

Sur le terrain


Concrètement, une campagne de promotion a été lancée auprès des employeurs. Une trentaine d’entreprises supplémentaires se sont engagées à former des jeunes. Le problème est que la demande ne suit pas. Jean-Frédéric Anker remarque que « 62 places d’apprentissage sont encore disponibles, dont la moitié concerne les métiers techniques ». Selon lui, « le statut de l’apprentissage n’a pas encore la valeur d’étude » notamment auprès des parents. Pourtant, des efforts sont mis en place avec de nouvelles filières de formation qui permettent d’atteindre un niveau élevé en débutant par un apprentissage. Il reste donc beaucoup à entreprendre pour valoriser ces domaines. La plateforme formation emploi et économie tente d’ailleurs de mettre sur pied dès la rentrée des journées découvertes en visitant ce type d'entreprises. /nqu
 


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