Conduire un minibus ne sera plus à la portée de tout le monde

Bus

Il faudra montrer patte blanche pour conduire un minibus. Dès le 1er septembre, les conducteurs de véhicules comportant plus de huit places assises, chauffeur non compris, devront non seulement posséder le permis de conduire adéquat, mais en plus être au bénéfice d’un certificat de capacité. Si les voyages à caractère privé ne seront pas soumis à cette loi, il en va autrement des transports scolaires, sportifs ou d’institution. Dans le Jura, beaucoup ont pris les devants…

 

Adaptation nécessaire

Rien d’insurmontable, mais tout de même quelques complications. Les transports scolaires ne devraient pas être entravés. La plupart des communes, souvent propriétaires des minibus, ont fait en sorte que les chauffeurs suivent les cours nécessaires dans les temps. Mais cette formation a bien sûr un coup, parfois trop lourd pour certaines institutions.

A la Fondation les Castors par exemple, la direction a préféré renoncer à ses deux gros bus, car sa flotte est suffisante et former ses 80 éducateurs serait beaucoup trop onéreux. Le home La Promenade à Delémont ne compte pas non plus offrir cette formation à son personnel, d’autant que suivant la date d’obtention de leur permis de conduire, les employés devraient aussi repasser l’examen. L’EMS Claire-Fontaine à Bassecourt a quant à lui réduit sa capacité. C’est-à-dire que ses bus ont été modifiés en supprimant des sièges pour répondre aux nouvelles normes. Le nombre de résidants qui peuvent participer aux sorties a donc été revu à la baisse en conséquence.

 

Les clubs sportifs aussi touchés

Tous les sportifs ne sont pas confrontés au problème de la même manière. L’Office des sports possède bien un bus, mais qui n’est pas touché par ces nouvelles règles vu sa taille. Les grands clubs, comme le HCA ou les SRD, voyagent dans des autocars conduits par des professionnels. Les plus petites ligues se débrouillent souvent avec des voitures. Et dans le cas où ils utiliseraient des petits bus, ce sont souvent des parents qui se mettent au volant et les courses prennent ainsi un caractère privé. La situation est plus compliquée pour les entraîneurs, selon qu’ils sont rémunérés ou non pour la course en question.

 

Amendes salées

Enfin, on portera à l’attention des retardataires qui ne se seraient pas conformés aux normes à la fin du délai transitoire le 31 août qu’ils risquent gros. Dès le lendemain, ils seront passibles d’une amende allant jusqu’à 10'000 francs. /iqu


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