Le risque d’endettement sous la loupe

Porte-monnaie

Le Jura fait figure de bon élève dans le risque d’endettement. Une étude publiée par Intrum Justicia, une société de recouvrement de crédit, dresse le classement des cantons. Le Jura se situe en-dessous de la moyenne suisse. C’est une nouvelle réjouissante, mais qu’il faut relativiser. En nombre de poursuites par habitant, le canton est légèrement au-dessus de la moyenne, selon le préposé à l’Office des poursuites du district des Franches-Montagnes, Jean-Marie Aubry. Le nombre de poursuites a augmenté ces dernières années. En 2012, on dénombrait un peu plus de 30'000 dossiers. Pour autant, le nombre de personnes inscrites à l’Office est moins élevé, environ 7000, mais ce chiffre est également en augmentation. Jean-Marie Aubry constate également que les procédures vont plus loin. L’acte de défaut de bien est de plus en plus souvent délivré.

 

Un problème de gestion
 

Les personnes inscrites à l’Office des poursuites n’ont pas nécessairement des problèmes financiers. Jean-Marie Aubry remarque que parfois le budget est mal géré. L’argent est placé dans des biens de consommation, comme des voitures en leasing, au lieu de payer par exemple les impôts. Il est plus facile de reprendre un bien à cause d’un défaut de paiement, plutôt que d’imposer le remboursement d’une tranche. Le Service des contributions est d’ailleurs le plus grand créancier de l’Office des poursuites, avec les caisses maladies.

Un rapport sur le surendettement au niveau jurassien est en cours d’élaboration. Il sera ensuite soumis au Gouvernement, mais pas avant la fin de l’année.
 
 
L'éude en bref
 
L’analyse fait le tour des différents facteurs qui peuvent avoir une incidence sur l’endettement de la population suisse, comme le canton dans lequel on vit. Et le Jura sort son épingle du jeu. Il n’y a que les Valaisans qui affichent un meilleur résultat en Suisse romande. Les cantons de Suisse centrale - Zoug, Nidwald et Obwald - occupent la tête du classement. A l’autre bout, Glaris affiche le plus haut taux, suivie de près par Fribourg, Soleure, Genève et le Tessin. Dans les autres facteurs qui augmentent le risque d’endettement, on trouve l’âge. Les jeunes jusqu’à 40 ans sont plus susceptibles d’avoir des problèmes financiers. Les familles monoparentales et les célibataires peuvent aussi tomber plus facilement dans la spirale de l’endettement. Enfin, le lieu de résidence joue également un rôle. Il vaut mieux vivre dans une agglomération, plutôt qu’en ville et même qu’en campagne. Le risque d’endettement a accru entre 2008 et 2013 dans les milieux ruraux. /nqu


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