L'unité de la Belgique conservée?

Les Belges célèbrent le 21 juillet la fête nationale. C’est aussi le jour choisi cette année ...
L'unité de la Belgique conservée?

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Les Belges célèbrent le 21 juillet la fête nationale. C’est aussi le jour choisi cette année par leur roi, Albert II, pour abdiquer. Son âge, près de 80 ans, et sa santé l’ont poussé à passer le relais à son fils, le Prince Philippe, ceci dans un contexte difficile. Des élections législatives ont lieu en mai prochain avec le risque pour la Belgique de se couper en deux entre Wallons et Flamands, ce qui avait été évité de justesse en 2010 et 2011.

Pour Jacques Neyrinck, conseiller national PDC d’origine belge, le Prince Philippe ne pourra pas garantir l’unité de la Belgique puisque son rôle est essentiellement symbolique : «si les élus flamands, qui constituent la majorité, refusent de donner leur confiance à un gouvernement, il n’y aura pas de gouvernement, comme en 2010-2011, le roi ne peut rien changer à cela.»

 
Réformes à venir
 
Pour Jacques Neyrinck, la Belgique devra inévitablement revoir la structure organisationnelle du pays, et se diriger vers un état davantage fédéraliste, à l’instar de la Suisse. «La sécurité sociale, le régime des pensions ou l’assurance maladie, par exemple, dépendront des régions.» Jacques Neyrinck estime que cela devrait d’ailleurs poser problème à la Wallonie et à Bruxelles qui sont des régions économiquement moins fortes. Mais ce fédéralisme «à la Suisse» est selon lui le bon modèle. «Le drame de la Belgique est qu’ils ont créé un fédéralisme à trois parties en 1990, comme si on résumait notre pays à la Suisse romande, à la Suisse alémanique et au Tessin. La frontière linguistique entre le nord et le sud de la Belgique a été tracée sans consulter la population, contrairement à ce qui a été fait dans le Jura par exemple.»  /jfa


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