Des mots vibrants pour les militants

Des interlocuteurs de talents pour la réception officielle de la fête du peuple jurassien. ...
Des mots vibrants pour les militants

la fête du peuple La Fête du peuple jurassien accueillait la foule avec cette banderole.

Des interlocuteurs de talents pour la réception officielle de la fête du peuple jurassien. Samedi soir dans le hall du Château de Delémont, plusieurs personnalités se sont succédé à la tribune. Près de 200 personnes ont écouté les différents orateurs, sous la houlette du président du Mouvement autonomiste jurassien Laurent Coste.

Le maire de Delémont et co-président de Construire ensemble a pris la parole en premier. Pierre Kohler a séduit la foule avec un discours bien rôdé et quelques traits d’humour. Ensuite, Isabelle Chassot, conseillère d’Etat du canton de Fribourg, a retracé les différents liens qui unissent les régions jurassiennes et fribourgeoises. Les troisième invité était Manuel Tornare, conseiller national genevois, qui a développé l’attachement de Genève pour le Jura et le Jura bernois. Jean-Daniel Ruch a pris ensuite le micro. L’ambassadeur de Suisse en République de Serbie et au Monténégro est aussi citoyen d’Eschert. Il a apporté à cette soirée le point de vue d’un habitant du Jura bernois. Le secrétaire général du MAJ a clôturé cette soirée. Pierre-André Comte a tenu à remercier les différents intervenants. Puis, la Rauracienne a fait vibrer l’âme des militants.

 

Un discours un brin provocateur
 

Jean-Daniel Ruch a commencé son allocution en racontant ce qu’il faisait 38 ans auparavant. L’ambassadeur était à l’époque à Moutier et il brandissait un drapeau bernois pour célébrer le « non » du Jura bernois. Les militants jurassiens amassés dans le hall du château étaient plutôt sceptiques quant à cette entrée en matière. Mais le citoyen d’Eschert tient aujourd’hui un autre discours, il a remercié l’Assemblée interjurassienne pour son travail qui a permis de sortir du débat identitaire. Selon lui, les citoyens du Jura bernois ont « les éléments en mains pour opérer un choix raisonnable ». Il a tenté ensuite de répondre à la question : où nos intérêts seront le mieux protégé ? Jean-Daniel Ruch a développé tout un argumentaire pour conclure sur l’image du passager ou du pilote. Selon lui, les habitants du Jura bernois ont le choix entre rester sur la banquette arrière et se laisser conduire ou prendre le volant et devenir maître de son destin. /nqu
 


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