Un des auteurs du braquage de Chevenez devant la justice

La banque Raiffeisen de Chevenez a été braquée jeudi après-midi

Des milliers de francs avaient été dérobés le 21 février à la banque Raiffeisen de Chevenez. L’un des deux auteurs du braquage avait été retrouvé le jour même dans le Jura. Il comparaissait lundi au tribunal de 1ère instance de Porrentruy. Il est accusé de brigandage.

Un mode opératoire brutal

Lors de l’audience, le déroulement des faits a été scrupuleusement rappelé. Les deux braqueurs ont tout d’abord menacé au moyen d'une arme à feu un employé qui arrivait au travail. Une fois dans l’établissement, l’un des deux hommes a posé un collier métallique autour de son cou, en le menaçant de déclencher un voltage important s’il n’obtempérait pas.

Au final, les armes étaient factices. Mais sous la contrainte et en raison de la menace, l’employé a été forcé de remettre l’argent. Le montant du butin s’élève à plus de 570'000 francs.

Regrets exprimés

Durant le procès, le prévenu, âgé de 27 ans, a reconnu ses actes. Il a également tenu à s’excuser auprès de la victime, également présente. Au bénéfice du Revenu de Solidarité Active (RSA) en France, il a expliqué qu’il se devait de trouver une autre source d’enrichissement à l'époque, après avoir cherché du travail, en vain.

L’employé de la banque a reconnu être encore traumatisé par cette affaire. Lors de son audition, il a déclaré : « Les paroles c’est bien, les actes c’est mieux ! ». Une phrase en référence à la centaine de milliers de francs dérobée et qui n’a toujours pas été retrouvée.

Plusieurs années de prison ?

Le Ministère public a insisté sur le caractère grave de ce brigandage. Selon le procureur, le professionnalisme et l’audace de l’acte commis doivent être retenus. Il a requis trois ans et demi de prison, et plusieurs milliers de francs de dommages et intérêts pour la banque et la victime.

Pour l’avocat du prévenu, son client n’est pas un « professionnel du brigandage », il a par ailleurs collaboré dès le départ avec la police et a toujours reconnu les faits. Selon lui, le prévenu a menacé la victime, mais il n’y pas eu de réelles violences physiques. L’avocat a demandé une peine de trente mois d’emprisonnement assortie d’un sursis partiel.

Le jugement sera rendu mardi matin. Le deuxième comparse, arrêté à Besançon il y a quelques semaines, sera lui jugé en France. /jsr


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