Norbert Brahier « s’en ât t’allè »

La mort d’un défenseur des Franches-Montagnes et du patois. Norbert Brahier s’est endormi lundi à l’approche de son 91e anniversaire. Citoyen à vie de Lajoux, il a été le maire de la commune durant huit ans (1972-80) et membre de l’exécutif durant vingt ans. En compagnie des maires des deux autres communes concernées, c’est lui qui a âprement négocié puis signé le document signifiant la fin de l’affaire de la place d’armes aux Franches-Montagnes lorsque les communes des Genevez, Lajoux et Montfaucon ont racheté à la Confédération les terres prévues pour l’implantation d’une place d’armes. L’acte a été signé au restaurant de Lajoux en 1976 en présence du conseiller fédéral Georges-André Chevallaz.

Norbert Brahier est aussi une figure du patois jurassien. Il a défendu cette langue avec beaucoup de conviction et de respect des anciens en demandant notamment au Gouvernement de réintroduire le patois dans les écoles au début des années 1990. Il a d'ailleurs été présent durant vingt ans lors des cours facultatifs enseignés à Lajoux et aux Breuleux. Norbert Brahier a présidé la Fédération jurassienne des patoisants (1992-2003) et a été l’une des chevilles ouvrières du retour des théâtres des patoisants dans les Franches-Montagnes, qui perdent un homme qui les aura autant aimées que défendues. /clo


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