« Il faudra davantage de contrôles »

Un tartare de bœuf composé à 100% de viande de cheval. C’est l’affaire mise à jour mardi soir ...
« Il faudra davantage de contrôles »

Le Service de la consommation et des affaires vétérinaires va intensifier ses contrôles et ses prélèvements sur les tartares Le Service de la consommation et des affaires vétérinaires va intensifier ses contrôles et ses prélèvements sur les tartares

Un tartare de bœuf composé à 100% de viande de cheval. C’est l’affaire mise à jour mardi soir par l’émission de la RTS « A Bon Entendeur » dans deux restaurants jurassiens.

Anne Ceppi, la cheffe du service de la consommation et des affaires vétérinaires, s’est dit surprise et déçue. «  Ce genre de scandale est d’habitude plutôt lié à de grands établissement et non chez des petits restaurateurs de proximité. »

Anne Ceppi précise qu’il est difficile de contrôler des tartares « car ce sont des préparations minute et que le Service de la consommation et des affaires vétérinaires annonce lorsqu’il vient faire des inspections auprès des restaurateurs ». Il semble donc logique qu’on leur prépare un tartare conforme.

Puisque ce n’est pas lui qui a découvert la tromperie, le SCAV ne poursuivra pas les deux restaurateurs, mais il va intensifier ses contrôles et ses prélèvements et davantage cibler ses analyses sur les espèces déclarées et pas seulement sur les analyses microbiologiques. Le SCAV va notamment contrôler où est la faille dans le système d’autocontrôle des restaurateurs incriminés.

Anne Ceppi se veut toutefois rassurante et ne pense pas qu’il faille s’inquiéter de la qualité des tartares proposés dans la région. Elle précise « que les contrôles effectués par ABE ont démontré que les deux restaurateurs avaient proposé, du point de vue de l’hygiène, des préparations conformes. Mais cela pose quand même la question des pratiques de certaines personnes ». La cheffe du SCAV explique qu’au niveau de la santé humaine, les non-conformités du point du vue microbiologiques sont bien plus importantes et graves que la fraude ou la tromperie.

Contacté par nos soins, l’un des deux patrons visés, celui du Terminus à Porrentruy, nous a affirmé qu’il regrette de ne plus pouvoir se fier à ses fournisseurs. Eric Serda veut aller de l’avant. Il souhaite mettre en place pour son restaurant un laboratoire privé, afin d’être plus pointu sur la recherche de microbes et sur l’origine des espèces déclarées. Il nous a précisé « vouloir voir avec GastroJura comment une telle structure pourrait être mise en place au niveau des restaurants de manière générale ».

Pour Eric Serda, qui l’a affirmé pendant l’émission, l’erreur provient de son fournisseur. Contacté par la RTS, « le boucher mis en cause ne souhaite pas témoigner pour éviter de faire enfler la polémique. Mais il réfute toutes les accusations à son encontre. Selon lui, il a livré ce qu’on lui a demandé ». /jpp

 

 

 


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