Une antenne de l'EPFL dans le Jura ?

L’expansion romande de l’EPFL continue. Avec la déménagement du Blue Brain Project de Lausanne ...
Une antenne de l'EPFL dans le Jura ?

 Le bâtiment Microcity à Neuchâtel abrite des activités de l'EPFL Le bâtiment Microcity à Neuchâtel abrite des activités délocalisées de l'EPFL

L’expansion romande de l’EPFL continue. Avec le déménagement du Blue Brain Project de Lausanne à Genève – un projet financé à hauteur d’un milliard d’euros par l’Union européenne pour la recherche sur le cerveau – c’est désormais toute la Suisse romande qui possède des antennes de l’école polytechnique fédérale. Toute la Suisse romande ? Pas tout à fait. Le Jura a des collaborations ad hoc avec l’EPFL. Mais pas d’antenne. Cela pourrait toutefois changer à l’avenir.

Le Jura pionnier

Le Jura est pionnier pour certaines collaborations avec l’EPFL. Dans le domaine de la valorisation des sciences et des métiers techniques. Des échanges existent donc au niveau pédagogique. Mais le Jura n’a pas un laboratoire de recherche estampillé EPFL. Olivier Tschopp, chef du service de la formation des niveaux secondaire II et tertiaire, s’active pour intensifier cette collaboration, voire attirer l’école polytechnique dans le Jura. « On a l’intérêt et l’envie, cela a été confirmé par de récents contacts. Il faut qu’on trouve maintenant le bon projet, à la fois pour le canton du Jura et l’Ecole polytechnique de Lausanne », indique-t-il.

Reste à trouver le domaine d’activité visé et les infrastructures disponibles. Sur ce dernier point, Pierre Kohler le maire de Delémont est assertif. Pour lui, les possibilités ne manquent pas. L'implantation du futur campus tertiaire dans la capitale jurassienne pourrait, par exemple, abriter cette future antenne. Quant au projet de recherche, Olivier Tschopp explique que le Jura travaille actuellement avec l’Université de Neuchâtel et le CABI à un projet dans le domaine de la lutte biologique et des espèces invasives. « C’est la voie à suivre : trouver des niches et des domaines qui correspondent à la fois au génie local et aux compétences de ces hautes écoles, tels que l’EPFL », précise le chef du service de la formation des niveaux secondaire II et tertiaire.

L’EPFL confirme les contacts

Du côté de Lausanne, on abonde dans le même sens. On confirme les contacts pris entre les deux parties. On confirme aussi que des synergies sont envisageables et même souhaitées. Le porte-parole de l’école polytechnique de Lausanne, Jérôme Grosse, explique qu’ « au départ, il faut qu’il y ait une envie politique et économique qui rencontre celle de l’EPFL. Et que c’est avec ce genre d’envie qu’on peut faire quelque chose qui fait sens pour la région. Il faut trouver un thème porteur qui réunisse les acteurs politiques et économiques, mais surtout les jeunes ». Pour Jérôme Grosse, le but de l’EPFL est de développer un domaine donné qui fasse se rencontrer les compétences de l’école et celle de la région concernée. /gcb


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