Sauver le visuel, l’écrit, mais aussi l’oral

ASPRUJ Isabelle Lecomte, nouvelle rédactrice en chef de L'Hôtâ.

Déjà le 37e numéro de l’Hôtâ. La revue publiée annuellement par l’Association pour la sauvegarde du patrimoine rural jurassien (ASPRUJ) est sortie de presse. Ce nouveau numéro propose des images inédites de loges ajoulotes, de la gare de Sonceboz ou encore des gravures de Laurent Boillat et des affiches touristiques du début du siècle. Sous la conduite de la nouvelle rédactrice en chef Isabelle Lecomte, l’Hôtâ signe également un article sur le fonctionnement d’une tuilerie et raconte un conte en patois. Tirée à 600 exemplaires, la revue est disponible dans les librairies de la région.

L’importance de l’architecture

Devant la presse, l’ASPRUJ a dénoncé la qualité architecturale des projets de rénovation. Elle estime que « la situation est dommageable, dans les centres anciens notamment ». L’association regrette qu’aucun article légal n’exige des diplômes d’architecture pour réaliser des rénovations dans le Jura. Pour son président Pierre Grimm, « n’importe quelle personne qui s’intitule architecte peut faire une rénovation en centre ancien ». Il regrette que « souvent, les projets sont de mauvaises qualités. Les personnes n’ont pas les qualifications nécessaires pour réaliser des transformations valables en centre anciens. »

Du coup, l’ASPRUJ souhaiterait « que les auteurs de projets aient des compétences au départ » et, à l’exemple d’autres cantons romands, « que le Jura exige une certaine formation, même de niveau universitaire ». Le président Pierre Grimm reconnait que « ce ne serait pas la garantie absolue que le projet réalisé soit bon, mais ce serait une garantie que les choses puissent évoluer dans le bon sens ». /clo


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