La nouvelle centrale revue et modifiée

Thermoréseau

Le projet de nouvelle centrale de Thermoréseau s’adapte. Les actionnaires étaient réunis vendredi soir à Porrentruy en assemblée générale. Le président du conseil d’administration, Gabriel Voirol, a présenté le rapport de gestion, puis les comptes. L’exercice a été particulièrement réussi avec des températures froides, mais pas trop. La centrale de chauffage à distance a donc fourni beaucoup de chaleur grâce aux copeaux de bois. Mais les points qui ont suscité le plus d’engouement étaient les projets en cours. La nouvelle centrale qui doit sortir de terre en Roche de mars l’année prochaine, ainsi que l’extension du réseau ont particulièrement intéressé les actionnaires.

 

Une centrale revue pour une meilleure rentabilité

Le projet de nouvelle centrale, couplage chaleur-force, doit patienter. Le chauffage qui doit produire de la chaleur et de l’électricité verte peine à être subventionné par la Confédération. Le dossier se trouve sur la liste d’attente de la RPC, la rétribution à prix coûtant. Cet argent subventionne les producteurs de courant vert. Sans cette manne financière, le projet est en péril. Manuel Godinat indique que « sans la RPC, la nouvelle centrale couplage chaleur-force n’est pas assurée ». Le directeur de Thermoréseau a articulé quelques chiffres: l’installation coûterait près de 20 millions de francs, dont 4 millions en fonds propre. Sans l’aide de la Confédération, Thermoréseau devrait se tourner vers des investisseurs extérieurs. Pour le moment, 1,8 millions de francs ont été promis par des actionnaires régionaux.


Le conseil d’administration a donc décidé de modifier le projet afin de procéder aux investissements sur un plus long laps de temps. Les dimensions du bâtiment ne changeront pas. Par contre, dans un premier temps, les locaux accueilleront seulement une chaudière à eau, comme celle de la centrale de Bellevue. Le nouveau chauffage à distance permettra de poursuivre le développement du réseau. La turbine viendra compléter l’ensemble lorsque les subventions de la Confédération seront attribuées d’ici 2 à 3 ans.


Cette variante permettra de « garantir une meilleure rentabilité », selon Manuel Godinat. De plus, dès 2014, une nouvelle subvention récompensera les entités, comme Thermoréseau, qui substituent des quantités de CO2, ici l’utilisation de copeaux de bois au lieu, par exemple, de mazout. Du coup, c’est un avantage selon le directeur, « inverser le projet, mettre d’abord de la production de chaleur, va permettre d’avoir de nouveaux raccordements et donc de profiter de cette nouvelle subvention dès l’année prochaine ».


Le conseil d’administration se laisse jusqu’en mars pour convaincre les investisseurs. Au début du printemps, les actionnaires devront se prononcer sur ce projet. La chaudière doit également être commandée à cette même période pour être opérationnelle dès l’hiver prochain.

 

Thermoréseau s’étend à l’est

L’extension du réseau a également occupée le conseil d’administration ces douze derniers mois. Pour raccorder la nouvelle centrale aux conduites existantes, les canalisations ont dû être menées jusque sur la route d’Alle. Un chantier qui a été réalisé par étape. Le réseau s’est développé dans le secteur est de la ville, direction Courgenay et Alle. Il a fallu par exemple passer les conduites en-dessous de l’Allaine.

Aujourd’hui, plus de 300 raccordements ont été effectués. Plus de 75% concernent des privés. Mais pour le moment, le réseau ne peut plus s’étendre. En cause : la dimension des conduites à la sortie de la centrale de Bellevue. La nouvelle centrale permettra de poursuivre le développement. Surtout que le potentiel existe: « d’ici 10 ans, Thermoréseau pourra fournir de la chaleur à plus de 500 raccordements », selon Manuel Godinat. /nqu


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