Pas de débat pour un mât

Des applaudissements pour clore la présentation. L’information sur le projet d’implantation ...
Pas de débat pour un mât

Mât Exemple de mât de mesure des vents de 90m (Le Châtelard, FR). (Photo: GFDT)

Des applaudissements pour clore la présentation. L’information sur le projet d’implantation d’un mât de mesures des vents sur la commune de Basse-Allaine n’a pas suscité beaucoup de réactions. Réunis mardi soir en assemblée, la soixantaine de citoyens ont suivi la présentation du porteur du projet. Ennova, une société basée au Landeron, est déjà présente sur plusieurs sites dans le Jura, notamment à Roche-d’Or et Delémont. Trois de ses responsables ont détaillé le projet de construction d’un mât d’une hauteur de 90 mètres sur le lieu-dit « Les Grands Champs » entre Courtemaîche et Cœuve. Ce projet répond ainsi à une demande du Canton pour connaître au mieux le potentiel éolien du Jura. Des informations nécessaires pour élaborer le Plan directeur cantonal qui devrait délimiter les zones susceptibles d’accueillir des turbines. Sur l’Ajoie, peu de données sont disponibles. Un mât se situe à Roche-d’Or et un autre à Bonfol. Entre, le long de la vallée de l’Allaine, aucune mesure n’existe. Le Canton a déjà donné son accord de principe sur ce projet d’implantation de mât en stipulant qu’aucun engagement n’était pris sur un possible futur parc éolien.

Une présentation au conditionnel

Les propos des responsables d’Ennova comportaient beaucoup de « si », de verbes au conditionnel et quelques « éventuellement ». Une précaution pour insister sur un point : l’implantation d’un mât ne signifie pas l’implantation d’une turbine. Trois citoyens ont montré leur désapprobation. Pour eux, la menace d’un parc éolien plane déjà sur leur commune. Avec courtoisie, les responsables d’Ennova ont tenté d’éloigner le spectre des pâles. La présentation s’est soldée par des remerciements et des applaudissements. Impossible de dire si c’était de la politesse ou un réel engouement. Le maire, Michel Choffat, y voit un esprit d’ouverture de la part de ses concitoyens.

 

Un abri pour la troupe

Les ayants droits ont accepté un crédit d’environ 64'000 francs pour rénover l’abri de Buix. Les travaux permettront de répondre aux souhaits de l’armée qui prévoit d’y loger ses troupes. Pour les quatre années à venir, la caserne de Bure, située à quelques kilomètres, ne pourra accueillir de soldats. Les bâtiments vont subir de grosses rénovations. L’armée devait donc trouver rapidement un lieu à proximité de la place d’armes pour faire dormir ses troupes, puisque les recrues effectueront quand même leurs exercices sur Bure. La commune de Basse-Allaine s’est donc proposée. Après une visite de l’abri, les responsables militaires ont listé leurs conditions, comme par exemple repeindre, déshumidifier ou encore installer l’eau chaude. Si la commune réalise ses travaux, l’armée louera les locaux pendant trois mois les quatre prochaines années. Une troupe de 100 hommes pourrait dormir dans l’abri, avec un tarif au minimum de 4.20 par nuitée et par personne. Le gain est estimé à 110'000 francs, alors que le coût des travaux représente un peu plus que la moitié. Les rénovations auraient dû être effectuées de toute façon dans les années à venir, selon l’exécutif.

 

Une zone d’activité en projet déjà achetée

Le Conseil communal a aussi profité de cette assemblée pour informer la population sur le plan spécial au lieu-dit « Combe-de- Cœuve » à Courtemaîche. Plusieurs entreprises de la commune cherchent à s’agrandir. Elles se trouvent à l’étroit pour le moment dans le village de Courtemaîche. Les autorités ont donc étudié plusieurs possibilités, avant d’opter pour un terrain qui se situe entre les rails et la forêt après la gare de Courtemaîche. C’est une zone agricole d’un peu plus d’un hectare qu’il faudra inscrire en zone mixte artisanale. Les trois entreprises se sont déjà portées acquéreurs et ont déjà prévu leurs locaux sur la superficie. Les autorités attendent désormais les directives du Canton pour la suite du projet.

 

Un budget à l’équilibre

C’est avec un certain plaisir que le Conseil communal a présenté cette année un budget bénéficiaire de 6'972 francs, que les citoyens ont accepté à l’unanimité. Depuis mars, la commune détient la palme de la quotité d’impôt la plus élevée du canton avec 2.35. Le maire a d’ailleurs relevé avec humour que ce taux avait fait la une de la presse et qu’aujourd’hui le plan financier pour 2014 qui table sur un bénéfice passe inaperçu. Il a également ajouté que l’exécutif s’est donné beaucoup de mal pour présenter un budget équilibré. Surtout que la commune ne touche plus pour 2014 les allocations de fusion. /nqu


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