Un bras de fer encore en cours

Les physiothérapeutes jurassiens attendent toujours une hausse de leurs tarifs. Ceci malgré ...
Un bras de fer encore en cours

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Les physiothérapeutes jurassiens attendent toujours une hausse de leurs tarifs. Ceci malgré une décision du Gouvernement jurassien. L’exécutif cantonal a décidé en début d’année d’une augmentation de 3 centimes du point tarifaire, qui aurait dû passer de 87 à 90 centimes. C’était sans compter les assureurs-maladie qui ont interjeté recours contre cette hausse. Le Tribunal administratif fédéral devra trancher. En attendant, l’augmentation n’est pas effective puisque le recours de SantéSuisse a un effet suspensif.

« Diviser pour mieux régner »

L’attitude des assureurs-maladie exaspère Marco Stornetta, le président de la section jurassienne de PhysioSwiss, la faîtière des physiothérapeutes. Il dénonce une volonté de privilégier la rentabilité des prestations à la qualité de soins. Marco Stornetta déplore également l’accord passé entre SantéSuisse et l’ASPI, une association indépendante de physiothérapeutes. Ces praticiens – cela en concerne quelques-uns dans le Jura – bénéficieront d’une hausse de 5 centimes de leur point tarifaire. « SantéSuisse divise pour mieux régner », accuse Marco Stornetta.

Du côté de SantéSuisse, on rétorque que le problème est structurel. Les coûts fixes seraient trop élevés chez les physiothérapeutes. Mais alors pourquoi avoir accordé une hausse à certains praticiens et la refuser à d’autres ? Daniel Widmer, responsable du dossier chez TarifSuisse, filiale de SantéSuisse, est peu clair dans ses réponses. Non, il ne s’agit pas de diviser pour mieux régner. Les différents partenaires ont simplement réussi à négocier un accord, voilà tout.

Toutefois, SantéSuisse n’est pas le seul à avoir fait recours contre la hausse décidée par le Gouvernement jurassien. Curieusement, la section jurassienne de PhysioSwiss conteste aussi l’augmentation de 3 ct. Ceci pour des raisons stratégiques et sur conseil de sa section mère. Une position qui déçoit le chef du Service jurassien de la Santé. Nicolas Petremand regrette que PhysioSwiss Jura conteste une décision pourtant saluée lors de la consultation. /fra


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