Quel avenir pour Rocourt ?

Une dette qui ne cesse d’augmenter. Les finances causent bien des tracas aux conseillers communaux ...
Quel avenir pour Rocourt ?

Conseil communal de Rocourt

Une dette qui ne cesse d’augmenter. Les finances causent bien des tracas aux conseillers communaux de Rocourt. Réunis mercredi soir en assemblée communale, les ayant droits, une douzaine, ont notamment eu une information sur la situation financière et l’avenir de la commune. Le village ajoulot doit actuellement près de 200'000 francs au canton, notamment à cause des charges liées à l’enseignement. Une somme qu’elle ne parvient pas à rembourser et qui va s’accroitre ces prochaines années. Au vue de la situation financière communale, le conseil aimerait connaître l’avis des citoyens sur le futur de la commune. Quelques solutions sont envisageables: poursuivre l’endettement et laisser les suivants s’en charger, entamer un processus de fusion, ou encore espérer une rentrée d’argent inopinée. Le conseil communal opte pour une fusion avec Haute-Ajoie. Mercredi soir, aucune décision n’a été prise. Un sondage doit être envoyé aux habitants de Rocourt en début d’année. À noter que l’assemblée communale a validé le budget 2014 qui table sur un déficit de 28'000 francs.

 

Une assemblée clairsemée pour un avenir incertain

L’exécutif a décidé de communiquer en toute transparence, pour stopper les rumeurs. Après plusieurs diagrammes sur l’évolution des charges, les factures à payer et le plan financier jusqu’en 2019, le maire, Raymond Périat, a posé une question à l’assemblée : jusqu’à quel point laisserons-nous la dette augmenter ? Selon lui, il faut assainir les finances, mais le conseil est démuni. Il ne peut maîtriser les charges cantonales. La population doit donc donner une direction à la commune. Devant une assemblée clairsemée, les autorités étaient évidemment déçues, par contre les propos tenus allaient dans le sens de leur démarche. Les élus sont unanimes : Rocourt doit intégrer la commune de Haute-Ajoie. La population en est aussi consciente. Le village se trouve dans une impasse financière. Certains opposants de la fusion en 2008 ont même changé d’avis. Selon eux, le contexte n’est plus le même et les méthodes de communication ont été améliorées. Aujourd’hui, Rocourt a l’impression d’avoir toutes les cartes en main.

 

« Haute-Ajoie n’a jamais fermé la porte »

Le maire de Haute-Ajoie se réjouit de la volonté du Conseil communal de Rocourt. « C’est une bonne nouvelle », selon Michel Baconat. Le Conseil communal de Haute-Ajoie n’a jamais fermé la porte à cette commune, malgré le refus de 2008. Il relève que plusieurs institutions unissent ces deux localités, comme le cercle scolaire, le triage forestier ou le SIS. D’ailleurs, « les gens de Rocourt sont les même que ceux de Haute-Ajoie ». Même la dette n’effraie pas le maire, qui espère que le canton alloue à nouveau une aide financière dans le cadre de cette possible fusion. Rocourt aurait beaucoup à y gagner d’intégrer cette grande commune qui compte plus de 500 emplois, mais Haute-Ajoie a aussi quelques intérêts. Le territoire s’étendrait ainsi sur 4'000 hectares et il ne faudrait plus traverser une autre localité pour rejoindre tous les villages. /nqu


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