Un cadeau sous le sapin des communes

Euros

Le canton et les communes respirent. La France a annoncé vendredi dernier son intention de rétrocéder aux cantons l’impôt sur les frontaliers. Depuis, l’argent est arrivé à Berne et doit encore être redistribué dans les communes. Mais cette annonce a déjà fait pousser un gros « ouf »  de soulagement dans le canton, surtout que cette manne financière ne cesse d’augmenter au fil des années.

Ministre et maires soulagés

« Depuis mon entrée au Gouvernement, la France n’avait jamais pris autant de retard », nous a confié le ministre des Finances. D’habitude cette rétrocession avait lieu fin août, début septembre. Charles Juillard se montre d’autant plus satisfait que la somme, pour le Jura, avoisine les 21 millions de francs. 10% de cette somme va au canton ; 90% aux communes, avec une répartition qui tient compte de la masse salariale des frontaliers, de la taille de la population et du fond de péréquation financière.

Dans le village d'Alle, il y a beaucoup de frontaliers qui viennent travailler. Plus de 650'000 francs sont attendus. Le maire d'Alle est donc tout particulièrement soulagé que la France ait rempli ses obligations. « Cet argent est essentiel pour équilibrer nos comptes », explique Stéphane Babey.

Une manne financière en augmentation constante

Le chef du service des contributions François Froidevaux nous a indiqué que la courbe était ascendante sur tout le territoire cantonal. La masse salariale des frontaliers est passée de 416 millions à 467 millions de francs entre 2011 et 2012. Cela représente 12% d’augmentation. Face au retard pris par la France, une grande commune jurassienne a même dû contracter un important emprunt. Dès lors, on saisit mieux pourquoi petits et grands argentiers avaient le sourire en cette veille de Noël. /gcb


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus