Le Jura va revoir ses consignes pour les activités scolaires à risque

Les mesures de sécurité dans les écoles pour les activités à risque comme le ski, la natation ...
Le Jura va revoir ses consignes pour les activités scolaires à risque

Les mesures de sécurité dans les écoles pour les activités à risque comme le ski, la natation ou le vélo ne sont pas adaptées. Les enseignants peinent à appliquer les directives émises en août 2012, jugées trop compliquées et peu adaptées suivant les situations. Ces directives devraient être revues par le canton d'ici la fin de l'année.

Plus possible d'aller à la piscine sans formation

Le président du Syndicat des enseignants jurassiens donne son exemple personnel: «lors du camp que j'organise cet été, nous avions l'habitude d'emmener les élèves à la piscine pour se reposer après une marche. Ce n'est plus possible car aucun des enseignants qui m'accompagnent n'a une formation reconnue pour la natation, malgré la présence de gardes-bains à la piscine.»

Autre exemple signalé par Samuel Rohrbach: les élèves qui jouent à la récréation avec une trottinette devraient, selon ces directives, porter des protections, ce qui pourrait pousser les enseignants à interdire cette activité.

 

Les directives revues sur la forme, mais pas sur le fond

En plus d'être complexe, les consignes pour les activités à risque ne sont pas forcément connues des professeurs. Le Syndicat des enseignants jurassiens a demandé aux autorités de revoir leur copie, ce que le canton a accepté. D’ici le printemps, un groupe de travail va donc être créé pour remanier les fiches pratiques destinées aux enseignants, pour qu’elles soient plus pratiques et plus compréhensibles.

«Il y a quelques améliorations à faire dans ces fiches, mais plus sur la forme que sur le fond», explique Fabien Crelier. Le chef du Service jurassien de l‘enseignement ne veut pas revoir la sécurité à la baisse, même s’il envisage de faire des différences suivant l’âge et le nombre d’enfants.

Ce cadre juridique restrictif ne risque-t-il pas de pousser des enseignants à abandonner toute activité extérieure? Fabien Crelier l’admet. «Mais nous devons faire passer le message que ces directives sont davantage une responsabilisation et une valorisation des enseignants qu'une entrave. Mieux vaut bien se préparer que de renoncer à une activité.» /jfa


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