Situation difficile pour le Colisée

Le cinéma Colisée à Porrentruy Le cinéma Colisée à Porrentruy

Le cinéma Colisée à Porrentruy vit des heures difficiles. « La situation financière actuelle n’est pas excellente», selon Pierre-Alain Fridez, le président de l’Association des Amis du Colisée. Cette dernière a tenu son assemblée samedi. Cette réunion a permis de dresser un bilan pour l’année 2013 et de discuter des perspectives afin d'assurer la pérennité de la salle.

L’établissement a vécu des moments compliqués en 2010 avec d’importants dégâts sur le toit. Une somme conséquente avait dû être investie par l’association pour le réparer. A cela s’ajoute le passage au numérique et à la 3D, des travaux rendus possibles grâce à l’aide des pouvoirs publics notamment, pour un montant de 150'000 francs environ. Les années 2011 et 2012 ont été assez bonnes, mais en 2013 un recul de la fréquentation s’est fait ressentir.

 

Le cinéma repris par l’association des amis du Colisée ?

Actuellement, le Colisée est en main d’un privé, en la personne de Jean-Louis Voisard. De son côté, l’Association des Amis du Colisée met tout en œuvre pour assurer la pérennité d’une salle de cinéma en Ajoie et souhaite inciter la population à la fréquenter. Mais des solutions doivent être trouvées pour répondre aux difficultés de trésorerie. « Une des pistes envisagée est la reprise du cinéma par l’Association des Amis du Colisée, mais cette réflexion doit être menée avec le propriétaire. A l’image de la salle de Tramelan, des associations doivent voir le jour pour reprendre les petits cinémas. Il s’agit de faire diminuer les frais qu’engendre une personne salariée. Mais rien ne sera entrepris sans l’accord de Jean-Louis Voisard », explique Pierre-Alain Fridez.

Pierre-Alain Fridez, qui est également conseiller national, a déposé une interpellation à Berne intitulée « quel avenir pour les petites salles de cinéma ? ». Le socialiste a constaté que dans beaucoup de régions de Suisse, principalement dans les zones périphériques, les petites salles de cinéma rencontraient de nombreuses difficultés pour survivre. Pierre-Alain Fridez précise que « l’interpellation a pour but de sensibiliser la population et les politiques et de voir dans quelle mesure il est possible d’avoir davantage de moyens, de subventionnements notamment dans les régions excentrées et ceci afin d’assurer la diversité de la programmation ». L’interpellation sera traitée lors de la prochaine session parlementaire /jpp


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