Une tuile de plus pour Pierre-André Marchand

La Tuile est à nouveau condamnée. Le rédacteur du journal satirique a été reconnu coupable ...
Une tuile de plus pour Pierre-André Marchand

Palais de justice

La Tuile est à nouveau condamnée. Le rédacteur du journal satirique a été reconnu coupable de diffamation vendredi au Tribunal de première instance de Porrentruy. Le juge a infligé une peine de 30 jours amendes avec sursis à Pierre-André Marchand. Il devra aussi payer 250 francs pour tort moral. Dans un article paru en mars, il raconte l’histoire d’une vieille femme qui accuse son neveu de l’avoir volé. Cette dame âgée de 95 ans, également prévenue, a aussi été reconnue coupable, mais moins sévèrement punie avec une peine de 15 jours amendes avec sursis et 250 francs pour tort moral.

Les détails de l’audience

Le journaliste a publié en mars 2013 l’histoire de cette femme de Porrentruy, qui se dit spoliée par son neveu lors d’un séjour à l’hôpital. Le plaignant, un ancien haut fonctionnaire de la ville et désormais commerçant, estime que l’étalage de cette histoire dans la Tuile a entaché sa réputation et causé du tort à ses affaires. Il a demandé 150'000 francs de dommages et intérêts, soit le prix de son fonds de commerce. Le juge Pascal Chappuis a reconnu la culpabilité des deux prévenus. Selon lui, Pierre-André Marchand ne peut prouver pour le moment la vérité de ses propos, ni sa bonne foi. Il devait mieux vérifier les faits et dans le doute ne rien publier.

Pierre-André Marchand nous a confié qu'il pensait faire appel de ce jugement. 

Une audience haute en couleur

Un théâtre de plus à Porrentruy. Ce sont les mots du juge Pascal Chappuis. Il les a prononcés un peu avant la fin de l’audience. Les deux parties n’avaient pas d’avocats. Et devant une quarantaine de personnes, Pierre-André Marchand a accusé la justice, les autorités jurassiennes ainsi que le plaignant de copinage. Le journaliste a également posé toute une série de questions jugées hors propos par le magistrat. Le plaignant a aussi lancé quelques piques. De son côté, la vieille dame âgée de 95 ans ponctuait les débats par des soupirs. Le public s’est aussi fait remarquer en applaudissant lors de l’audience.

La prévenue a mis un terme à l’apparente sérénité du magistrat, puisqu'elle commentait ses explications après le jugement. Pascal Chappuis lui a alors rappelé qu’elle devait se taire ou sortir. La vieille dame a choisi la seconde option, suivie par Pierre-André Marchand et une grande partie du public. Le juge a alors clos l’audience devant une salle quasi vide. /nqu


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