L’infanticide exécutera sa peine

Palais de justice

La Cour pénale l’a confirmé : ce sera la prison à vie pour le père infanticide. Après l’audience en appel qui s’est déroulée mardi, le juge a rendu son verdict jeudi après-midi. L’homme qui avait tué son fils et violé son ex-compagne en 2008 n’a pas eu gain de cause. Il devra effectuer sa peine de prison à vie et s’acquitter notamment d’une part d’environ 16’000 francs de frais judiciaires.

 

 

Modus operandi et mobile

 

En rendant son verdict, le juge a rappelé qu’il devait uniquement se prononcer sur la mesure de la peine. Le magistrat a également apporté des nuances avant de donner les éléments qui justifient la sanction. La cour a tenu compte notamment qu’une double prise en considération lui est interdite. C’est-à-dire que les mêmes motifs ne peuvent servir à la fois à qualifier l’infraction d’assassinat et à arrêter la peine. C’est toutefois l’intensité du crime qui a pesé dans la balance. Il ne peut être fait abstraction ni de la manière hautement répréhensible de commettre l’acte, ni de la futilité et de la perversité du mobile.

 

 

Une « sauvagerie insupportable »

 

Le juge est notamment revenu sur les circonstances odieuses du crime qui dénotent la lâcheté de l’appelant et son intention criminelle. La nuit fatidique, le prévenu a volontairement obscurci l’appartement de son ex-compagne en enlevant les plombs avant de retirer ses chaussures pour y pénétrer sans bruit. Il a par ailleurs fait preuve d’une sauvagerie insupportable lorsqu’il s’en est pris à son enfant, note le magistrat. Il a mis tant de violence à égorger son fils qu’il l’a presque décapité. Quant au mobile, il est égoïste et narcissique, d’après les conclusions de la cour. Le prévenu voulait soumettre son ex-compagne à sa volonté et quand elle lui a échappé, il a voulu lui faire le plus de mal possible, selon le juge. Après l’assassinat, il s’est exposé en sang à la fenêtre pour qu’elle constate le crime en guise de vengeance. Un mobile que le magistrat juge pervers et somme toute futile au regard de l’acte commis, qui plus est sur un tiers innocent. Un enfant qu’il aurait dû protéger et qu’il a instrumentalisé jusque dans la mort. /iqu


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