Le canton ne paiera pas de nouveaux panneaux

Bassecourt

Clos-du-Doubs, Val Terbi ou encore Basse-Allaine : les noms des communes fusionnées ne doivent pas obligatoirement figurer sur les panneaux des entrées des villages, mais cela pourrait contribuer au développement d'une identité communale selon Raphaël Ciocchi. Dans une question écrite, le député socialiste s’enquiert notamment de savoir si le canton est prêt à participer au financement du changement de ces panneaux. Non, répond le Service des infrastructures, ce qui n’est pas du goût du parlementaire.

C’est le manque d’ouverture qui déplaît à Raphaël Ciocchi. Le Gouvernement n’entre pas en matière, pas même pour un soutien financier, alors qu’il encourage par ailleurs à la fusion. Les sommes en question ne sont pourtant pas insurmontables, selon le député. La solution la plus coûteuse dans la commune la plus grande, Haute-Sorne, reviendrait à 5'000 francs d’après les calculs du canton. Mais ces panneaux ont une durée de vie assez longue. La variante des autocollants ne coûterait que 100 francs par panneau. Cette mention de l’entité administrative aurait par contre l’avantage de véhiculer une image commune et plus facilement identifiable, relève l’élu socialiste. Un élément d’autant plus important pour des villages comme Montsevelier, coupé géographiquement du reste de Val Terbi.

 

Intérêt contrasté

C’est en particulier Val Terbi qui avait montré un intérêt marqué à ajouter la mention de la commune en-dessous du nom de la localité sur les panneaux. Selon le maire, Michel Brahier, les autorités devraient d’ailleurs relancer la discussion, avec l’espoir d’un appui cantonal. D’autres avaient aussi évoqué la question, mais les réponses reçues notamment du Service des ponts et chaussées les avaient quelque peu refroidies. Pour le maire de La Baroche Jean-Pierre Gindrat, par exemple, cette mention serait toutefois un complément nécessaire, pour les nouveaux habitants, les visiteurs ou la Poste et autres services.

Reste que dans beaucoup de communes fusionnées, la question ne fait guère débat. Ce dossier ne fait pas forcément figure de priorité, alors qu’il reste beaucoup à mettre en place dans les nouvelles administrations. La création de nouvelles armoiries est aussi à l’ordre du jour. Dans les cas où de nouveaux rapprochements sont en vue, comme à Haute-Ajoie, on préfère également attendre la fin du processus. Cette question écrite devrait en tout cas remettre le sujet sur le tapis.

La question écrite sera traitée lors de la prochaine séance du Parlement, le 23 avril. /iqu


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